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Darius G. Belby
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Ma vie
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Mon Emploi : Elève de 7ème année
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20.04.18 14:50

ft. Maven Marresh

"Et t’as mis deux mois pour me le dire..?"


Darius posa ses affaires sur les bords de l’évier, soupirant complètement las. Il se massa la nuque, grimaçant en dénichant plusieurs tensions qu’il tenta de calmer sous le passage de ses doigts. Dernièrement il se sentait complètement lessivé. Et dépassé par les évènements. Toujours le cul entre deux chaises ne sachant trop quoi décider. Et pour couronner le tout, il avait encore reçu une lettre de ses parents.
Depuis qu’il leur avait annoncé qu’il se questionnait sur son orientation future, il n’avait jamais eu autant de courrier de leur part – ce qui n’était pas une affirmation minime lorsqu’on connaissait sa mère et sa lubie d’une lettre par semaine qu’elle conservait, même maintenant bien qu’il soit en septième année. A croire que ses parents avaient été si frustrés qu’il n’ait jamais fait allusion avant avec eux de ses futurs projets de carrière, que dans leur soudain soulagement d’enfin savoir que leur fils commençait à y réfléchir, ils ne pouvaient gérer leur enthousiasme.

Mais ce qui dérangeait surtout l’italien fut que son père semblait plus prendre à cœur le choix de son fils que sa propre mère. Et Darius était connu pour avoir un immense respect pour son paternel qu’il estimait comme étant un modèle. Ce dernier avait d’ailleurs pris les devants sur les volontés de son fils. Audace qui pesait encore plus sur les épaules du jeune homme.
En effet, depuis l’attaque de Jaïna par le loup-garou – et surtout le sentiment d’impuissance qu’il avait ressenti face à sa douleur et la blessure béante dans son dos -, le jeune homme avait développé un tout nouvel intérêt pour la médecine magique. Enfin, nouvel, pas vraiment. Cette branche-là avait toujours eu beaucoup d’attrait pour le brun qui s’était déjà questionné sur sa possible volonté de vouloir rentrer dans les rangs de Saint-Mangouste en tant que Médicomage.

Mais à l’époque il s’était toujours raisonné. Non, ce n’était pas pour lui. Le diplôme demandait – pour une raison qui lui échappait – un niveau en métamorphose et en sortilège qui aurait surement demandé au brun un investissement conséquent compte tenu de ses lacunes dans ces deux enseignements. Et ce fait avait toujours eu raison de ses brèves motivations pour la carrière médicale. Préférant avoir dans l’idée de reprendre le commerce de son père – qui était aussi un choix de carrière qui l’intéressait.
Pourtant, cette étrange volonté de devenir Médicomage était toujours revenue. Et dernièrement elle ne cessait de le hanter. S’immisçant un peu plus dans ses pensées chaque jour.

Surtout avec la jeune femme qui était venue le solliciter pour le suivi de sa cicatrice et l’entretien de la blessure. Après tout, une griffure de loup-garou transformé restait une plaie magique vigoureuse qui demandait pour se refermer beaucoup de temps, de patience et des quantités importantes de pommade à la poudre d’argent que la blonde ne pouvait pas s’appliquer correctement dans le dos. Alors il s’en était chargé, chaque jour. Avec minutie.
Non pas qu’il en voulait à Jaïna pour cela d’ailleurs. Il imaginait bien qu’aux vues de ce qu’elle avait vécu, il ne pouvait pas se plaindre de prendre soin d’elle. Et était même légèrement soulagé qu’elle lui demande à lui. Ainsi il pouvait être assuré que le soin était bien appliqué.

Mais cette sollicitation quotidienne l’avait souvent perturbé. En plus de venir les rattacher l’un à l’autre, le fait d’avoir été cet infirmier honoraire lui avait donné envie d’aider plus de gens.
Et il s’en sentait désormais capable. Ayant réagi avec sang-froid lorsqu’elle avait été attaquée. Avec compassion avant qu’elle ne soit transférée à Saint Mangouste avec sa famille. Inquiet de voir l’état de rage dans lequel était son père, espérant qu’il se calme comme il le pouvait pour qu’elle se repose – bien qu’il comprenait sa colère, la partageant tout autant contre cette école et ses décisions bien trop dangereuses. En repensant à cette fameuse nuit, il avait eu si peur. Et bien cru qu’elle allait mourir entre les griffes de la bête.
A son retour de l’hôpital il l’avait aussi accueilli avec soulagement et s’occupant d’elle aussi bien qu’il le pouvait. Essayant de la rassurer quand ça n’allait pas. Il avait aussi beaucoup discuté avec Daphne de la guérison de la blonde et de ce qu’il pouvait faire en plus – non peu content de retrouver cette ancienne cliente de sa mère, surtout après ces faits. Enfin quelqu’un de compétent engagé dans l’établissement, et surtout à ce poste. Il vit cette revenante comme une bénédiction.

Alors quand après tout ça il avait annoncé à ses parents considérer le fait de devenir Médicomage, peut-être même ensuite faire de l’humanitaire, ses parents avaient sauté de joie. Et tenté aussitôt de remédier aux problèmes des précédents choix scolaires de leur fils comme ils le pouvaient. Après tout, ce désir les touchait intimement d’une certaine manière.
Surtout le côté humanitaire, puisque Darius le savait : s’il était enfant unique c’était que lorsqu’il était plus jeune son père avait été mordu par une saloperie lors d’un de ses voyages d’affaires dans la brousse sur l’île de Madagascar. Le problème à l’époque avait été que la médecine avait été si peu développée où il se trouvait qu’il n’avait pas eu le choix. Soit une guérison possible mais imposant une infertilité assurée par les traitements prodigués par le Chaman de la tribu où il s’était réfugié pour se faire soigner, soit des séquelles graves s’il avait attendu d’être transféré en Europe par portoloin pour être soigné. A savoir même s’il aurait survécu au voyage.

De ce fait, ses parents s’étaient beaucoup investis dans la dernière annonce de leur fils. Et en moins d’une semaine, le père de l’italien avait trouvé une solution à son problème – solution d’ailleurs relativement intéressante. Mais qui soulevait énormément de questions adjacentes. Le père avait proposé à son fils, après avoir contacté plusieurs de ses amis, la possibilité de partir un an à Uagadou où un des professeurs de l’école – un maitre de la métamorphose reconnu internationalement – accepterait de devenir son précepteur. Et si ce modèle d’apprentissage personnalisé et individuel, dans une école qui avait toujours fait rêver le jeune homme, lui plaisait terriblement, il se retrouvait confronté aux conséquences qu’une telle décision pouvait entrainer.

A vrai dire, depuis ce fameux accident encore, le brun et Jaïna avait renoué. Plus fortement que ce qu’il espérait. Lui laissant miroiter cette impression qu’elle revenait à lui. Le sollicitant pour sa pommade, demandant certaine nuit à dormir avec lui quand le traumatisme après l’attaque se faisait trop lourd à supporter seule. Non pas juste pour l’attrait physique de leur proximité – d’ailleurs ils ne s’étaient plus adonnés à ça étant donné la condition de la blonde. Juste elle avait eu besoin de lui. Pour qu’il la rassure. Se retrouvant tous les deux à parler à nouveau, s’offrir des moments tendres qui lui avaient tant manqués. Une nouvelle fois plongés tous les deux dans cette symbiose qui avait caractérisée leur relation précédente. Accentuée et consolidée par l’anniversaire de la jeune femme où il avait perpétué cette tradition qu’ils avaient eu pour idée l’année précédente d’instaurer. Et maintenir cette promesse qu’il lui avait faite : toujours être là pour elle, ne la lâchant absolument pas le lendemain où il la savait plus fragile que les autres jours. Les pensées tournées plus intensément vers sa mère. Cette fêlure chez elle qui la lâcherait probablement jamais.

Même dans les couloirs, elle s’était un peu plus laissée aller avec lui. Revenant le voir et lui parler avec cette complicité à laquelle elle l'avait accoutumé. Ce qui en parallèle tombait relativement bien, Maven s’absentant souvent pour essayer d’approcher Sasha d’une quelconque façon. Laissant Darius et la blonde seuls. Pouvant à nouveau un peu plus renouer.

Mais ce moment d’accalmie n’avait pas duré très longtemps, malheureusement. En effet, Jaïna depuis un moment était redevenue distante. N’adressant à Darius plus aucun regard, ne revenant quasiment plus le voir si ce n’était lorsqu’elle était vraiment effrayée – toujours cachant la véritable raison de sa présence. Comme en début d’année.
Et toujours comme le plus grands de cons, Darius n’avait su s’y opposer. De nouveau en proie à ce manque alors qu’il pensait les choses s’être arrangées. Et complètement frustré. Il ne comprenait rien. Ne savait pas ce qu’il avait fait de mal pour qu’elle glisse à  nouveau entre ses doigts. Trop faible pour la refuser quand elle venait le chercher. Trop amoureux pour s’en détacher. Trop épris pour décider de couper les ponts à son tour. Seul face à cette peur qu’elle ne revienne plus s’il posait la moindre question et venait à la brusquer.
Et dire qu’il l’avait laissé revenir doucement. Espérant qu’avec un peu de patience tout allait finir par s’arranger. Lui pardonnant même cette rupture qu’elle n’avait jamais justifiée. Mais ça aurait été bien trop simple hein ?

Alors quand la proposition d’aller à Uagadou était tombée, avec noté dans le message de se décider au plus vite, Darius avait à nouveau stressé. Se rendant compte qu’en acceptant, il signerait surement son départ loin de Jaïna. Et que si elle venait à revenir, il la perdrait surement par la suite dans ce départ. Conscient que cette décision correspondait à la fuite dont il avait tant rêvé mais qui l’effrayait maintenant que l’offre concrète se présentait.

Alors quand il remonta son regard brun vers son reflet dans le miroir de la salle de bain commune, il se trouva affreusement fatigué. Toutes ces frustrations et différentes peurs le hantant. Il voulait faire avancer les choses. Mais en même temps avait cette sensation qu’il risquait d’en briser dans le moindre de ses mouvements.
Alors il soupira à nouveau. Et déboutonna sa chemise, découvrant son torse qu’il observa dans le miroir. Il avait maigri. Certes conservait une bonne carrure. Mais il le savait, il mangeait moins en ce moment. Et ce n’était pas faute de bonne cuisine. Juste le stress lui serrait la gorge. Et manger à la même table que la blonde n’arrangeait rien. Il fallait que ça s’arrête. Il était toujours le seul à trinquer. Et commençait à s’en lasser.

Il relâcha ses cheveux de l’élastique qui les maintenaient. Les laissant glisser le long de sa nuque. Puis récupéra ses affaires. Avec cet air résigné ; il avait dit qu’il avancerait. Au pire, il pouvait aussi en finir avec la blonde définitivement. Ils étaient deux dans cette relation – enfin, relation était un bien grand mot. Mais il avait encore ce droit. Du moins, c’était le seul qui lui restait à vrai dire. Et cette constatation lui serra le cœur. Le rendant un peu amer.

Il prit ses affaires et entra dans une des cabines vides, installant ses affaires sur une étagère à l’abri des éclaboussures possibles. Et se déshabilla. Prenant soin de plier chaque vêtement. Un peu trop ordonné comme garçon. Maniaque par moment paraissait-il.
Puis actionna l’eau chaude. Se posant sous le jet avec délice alors que les gouttes venaient sillonner son corps dans un flot. Qui le rassura et détendit ses muscles contractés. Chassant pendant l’instant de quelques minutes ces tensions.

Il soupira à nouveau, ses cheveux coulant sur ses épaules. Et se laissa ainsi faire pendant deux minutes. Profitant de ce léger moment de détente. Vidant son esprit de toutes ces pensées. Uniquement fixé sur l’eau qui dégoulinait. Et se lava.

C’est alors qu’il entendit la porte de la pièce s’ouvrir et quelqu’un rentrer. Ce qui ne le surprit pas plus que ça en soit. C’étaient des douches communes pour toutes les années. Il était même plutôt rare de se retrouver seul à se laver. Alors il fit abstraction de ce fait, continuant son affaire. Remerciant le ciel que les douches soient organisées en cabines individuelles. Pudique comme il était…

Mais c’est lorsqu’il se tourna pour passer l’eau sur son dos qu’il l’aperçut… Les yeux s’écarquillant alors que son regard fixait une tête qui dépassait de moitié, au-dessus d’une des parois de la cabine. Et qu’il reconnut immédiatement.
La gêne monta aussitôt sur son visage, complètement embarrassé par cette intrusion, alors que se lisait clairement l’amusement dans les yeux du voyeur. C’était limite s’il ne levait pas les sourcils avec un air de pervers, laissant l’italien sur le coup mortifié, le visage en feu.

«
Putain sale tanche ! Mais dégage ! »

Et dans un réflexe soudain, il attrapa le pommeau de la douche encore en action, puis visa avec la tête de l’intrus pour le déloger. Bien entendu son ami avait de bon réflexes et évita sans problème le jet en se baissant, complètement hilare de sa blague.

«
Mais c’est pas possible d’être aussi con ! râla Darius. »









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Sometimes I feel I've got to get away from the pain you drive into my heart. The love we share seems to go nowhere. I give you all a boy could give you. Take my tears. Don't touch me please. I cannot stand the way you tease. I love you though you hurt me so.
Maven Marresh
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28.04.18 20:40
Crache le morceauRius & Mav"Arrête de faire ton lourding. T'es plus mignon quand t'es malin." Jesper, Six of Crows (System Of A Down → Aerials)Trop tôt, trop tôt, trop tôt. Voilà ce qui ne cesse de tourner dans la tête de Mav, alors que le satané soleil d'hiver tente de se frayer un passage à travers les rideaux tirés du jeune lion. Qui est l'idiot qui a inventé le matin ? Avec un grognement, le brun détourna son visage pour l'enfoncer dans son oreiller, grommelant dans sa barbe contre l'obligation de ce lever. Il était tellement bien, dans son rêve, avec la douce Shazy. Merlin, la vie est injuste ! Se disant que s'il ne bouge pas, Morphée aura peut-être pitié de lui, et le ramènera aux prés de la jolie brune, mais les minutes s'étirent, et il manque presque de s'étouffer avec son propre oreiller.

Injuriant dans une comédie d'enfant les responsables imaginaires de son sommeil, l'Amérindien finit par abandonner l'idée de grappiller encore un peu d'un sommeille bienvenue, pour se tourner finalement sur le dos. D'un mouvement lent, le brun écarta ses rideaux, pour tomber sur le lit vide de Darius. Ce qui ne l'étonne pas plus que ça. Sans compter que le matin il est moins feignant que Mav, l'italien semble moins bien dormir, c'est dernier temps. Pas qu'il puisse l'en blâmer.

Avec un soupir, le jeune Marresh détourna les yeux pour fixer le plafond de son lit à baldaquin, tout en croisant ses mains sous sa tête. Rius est lui sont ami depuis sept ans maintenant. Plus qu'être son meilleur ami et son soutient, Belby est le frère qu'il n'a jamais eu. Mais c'est dernier temps... C'est un peu compliqué. Pas vraiment entre les deux hommes. Ils n'ont jamais eu de grosse disputes ou quoi. Dans l'ensemble, Mav est épuisant, il s'en rend compte, mais l'italien l'a toujours supporté. Mais plus on grandit, plus les problèmes viennent frapper à votre porte. Et le problème du jeune lion, c'est probablement qu'il devrait faire plus attention avant de faire des promesses.

Mais Jaïna... Jaja, il la connaît depuis aussi longtemps que Rius ! Comment peut-il refuser de garder ses secrets ? seulement, c'est que maintenant il se retrouve le cul entre deux chaises, entrain de se faire écarteler. Ce n'est pas un secret léger, et bien qu'il ait déjà demandé à la jolie blonde d'avouer elle-même son secret, pour sa propre santé mentale, sous peine de le révéler lui-même... Aussi buttée qu'un dragon mal luné. En attendant, il remarque son frère ouvrir son lit à Jaïna, pour finalement retomber petit à petit en morceaux. Il n'est pas du genre à s'écrouler, la plupart des gens pensent qu'ils sont justes en froids. Comme un stupide couple d'adolescents. Mais Maven sait. Il sait à quel point Jaja compte... Comptait ? Pour lui.

Alors quand il le voit se perdre dans ses pensées, jeter un coup d'œil voler vers la jolie blonde... Merlin, il a juste envie de lui hurler ce qu'il sait. Mais savoir que ça lui ferait encore plus de mal, c'est probablement ça qui lui fait fermer sa gueule. Mais ce n'est plus quelque chose qu'il peut mettre sous silence. Si Jaïna veut pas l'écouter, peut-être que Darius ne sera pas trop con pour penser simplement au mariage, mais comprendre que ce n'est pas quelque chose qu'elle souhaite, d'elle-même, et la sortir de là. Avec son aide, bien sûr.

Passant une main sur son visage lasse d'habitude si enthousiaste, il rouge finit par repousser ses couvertures pour attraper ses affaires et se diriger vers les douches. Bien qu'il faille traverser la salle commune, l'Amérindien ne s'encombre pas d'enfiler un pantalon par-dessus son boxer. Chacun a déjà vu un mec en maillot de bain. ça fait le même. Étouffant avec peine un bâillement à lui en décrocher la mâchoire, il s'engouffre enfin dans la grande salle d'eau, ou le bruit des jets et une chaleur moite l'accueillent. Une seule cabine semblait occupée. Bien que beaucoup d'autres soient vide, plus éloignés, le jeune homme avança sans grande carcasse de bâter dans la cabine voisine, déposa son fardeau sur l'étagère prévue, et à l'aide de ses bras, s'agrippa au mur afin de voir qui était son voisin.

Sans grande surprise, il découvrit Rius, en train de doucher. Avec un sourire en coin, le lion s'apprêter à lui vider son gel douche sur la tête, quand celui-ci décida de lever son visage vers lui. Fuck Abandonnant rapidement la bouteille qui retomba sur le sol dans un bruit sourd, il décida de faire comme si de rien était. De toute façon, l'Italien est bien trop occupé à jouer sa prude pour pouvoir remarquer quoi que ce soit. Abandonnant sa première blague pour une autre, se donnant une contenance, comme si on ne l'avait pas pris la main dans le sac, la métisse haussa les sourcils deux fois de suite, d'une façon la plus perverse possible.

Avant d'avoir pu répondre quoi que ce soit, Maven du échapper à un jet d'eau imprévue. Dans son geste hâtif pour se baisser, les bras du rouge glissèrent sur le mur, manquant de le faire s'étaler de tout son long dans sa propre douche.

-putain !

Malgré cette petite frayeur matinale, le batteur se rattrapa sans mal, déclenchant son éclat de rire, alors que Darius s'injure d'une telle intrusion dans son intimité, comme une femme mariée ce serait fait surprendre par le jardinier. Les mots doux du matin. Maven gonfla de nouveau ses bras pour prendre sa place initiale, un sourire moqueur étirant son visage.

-Fait pas ta sainte nitouche. Il n'y a rien de nouveau que je n'ai jamais vu... Quoi que... Je trouve qu'elle a un peu rétréci.

Ouais, ouais, jouer sur la fierté d'un mâle, ben c'est mal. Mais que voulez-vous ? C'pas comme s'il l'avait regardé en détail, sans façon, mais faut bien qu'il lui change un peu les idées ! Quand il pense à fracasser sa belle gueule contre le mur le plus proche, au moins il ne pense plus à Jaïna.

-J'ai cru que tu t'étais noyé. Je voulais juste vérifier.

On peut sincèrement se noyer dans une douche ? Un bain, oui, ça semble logique, mais une douche ? Bah, certains clampins disent qu'on peut même se noyer dans un verre d'eau... Puis Darius n'est tellement pas doué, que ça le surprendrait pas réellement !

-Puis comme j'ai une super levée de drapeau matinale... Je me demandais si tu voulais m'aider... Pour me frotter le dos tout ça.

Une nouvelle fois, ses sourcils se lèvent, alors qu'un sourire canaille dévoile ses dents blanches. Non, aucun penchant pour les hommes. Malgré tout, les blagues de ce genre sont trop tentantes quand Darius fait une telle tête de vierge..
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Darius G. Belby
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08.05.18 14:43

ft. Maven Marresh

"Et t’as mis deux mois pour me le dire..?"


Les matins comme ceux-ci, Darius aurait préféré s’en passer. Bouffé de l’intérieur par toutes ces questions sur son avenir. Parfois il aurait aimé qu’on lui impose les choses, ou jouer ses décision aux dés. Le cœur trop lourd pour réfléchir posément. Sa raison biaisée par tout ce cocktail émotionnel. Passant le savon sur son corps il ne put s’empêcher de grimacer. Il restait là, à attendre au final un signe d’elle. Se rendant compte de cette prison qui le conservait dans sa frustration. Observant à travers les barreaux ses options de sorties sans vraiment pouvoir encore y accéder. Sachant son geôlier blond seule personne possédant la clef. Mais qui à nouveau fuyait au loin.

En même temps à quoi pouvait-il s’attendre avec une fille comme Jaïna ? Une ombre à leur début, qui avait attachée son corps et son cœur à elle, l’entrainant avec lui sur divers chemins. Qu’il avait apprécié, ça il ne pouvait nullement le renier. Ne voyant pourtant pas que la promenade résultait sur une falaise d’où elle la poussa sans prévenir. Sans excuse. Le laissant amortir le choc de cette abrupte descente aux enfers. Egratignant son cœur et son âme dans la chute dont il ne semblait toujours pas se remettre.
Lassé de ses apparitions brèves dans sa vie, qui le réconfortaient le temps d’une nuit ou d’un pansement pour repartir. Le plongeant à nouveau dans cette froide solitude, seul sur son oreiller. Comment s’était-il retrouvé piégé de la sorte ?

L’envie de lui prendre le bras pour la forcer à rester. La confronter. Mais il n’avait pu, la peur de la perdre à jamais incrustée dans son estomac. Qu’il était con parfois…
Parfois il s’en voulait de l’aimer autant. Regrettant cette vie bien plus simple qu’il suivait avant elle. Rêvant vaguement parfois sur sa silhouette au loin – comme celles d’autres filles à l’époque. Mais il était trop tard pour faire marche arrière ; le harpon dans son cœur avait pris racine. A cet instant même, ironiquement charnier dans sa vie. Là où il devait grandir ; prendre des décisions matures et réfléchies. Emprisonné dans ces dilemmes qui lui déchiraient l’âme. Chaque choix le poussant à renoncer à une part de lui-même.
Il repensa un instant avec dégout à cet avenir qu’ils s’étaient tracés ensemble et qui était encore valide il y avait de ça quelques mois, la prenant dans ses bras à travers le monde. Ne se souciant juste que de l’entrainer avec lui, d’assouvir leurs curiosités et d’en voir toujours plus. Fonder ensemble leurs propres expériences. En effet, il avait été bien trop con, et un poil trop naïf.

Il laissa l’eau se déverser sur son corps. Se détachant de ses pensées qui s’évacuaient sous ce doux enlacement aqueux qui sillonnait son corps. Emportées dans la bonde – mais qu’il savait ne tarderaient pas à revenir violemment à lui. Laissant son esprit en pause pour une fois. Ces seules et rares fois.
Mais c’était sans compter l’intrusion de l’autre tanche. Il remit le pommeau en place après l’avoir chassé de son point d’observation, râlant encore un peu alors que l’autre déblatérait toutes ses conneries. Les joues encore un peu rouges tandis que la gêne disparaissait. Même si il savait que Maven et lui étaient faits de la même façon, il ne pouvait être rationnel. Totalement embarrassé à ce qu’on le voit en tenue d’Adam, ce qu’il percevait clairement comme une intrusion dans son intimité. A vrai dire pour seulement pour une personne il s’en était moqué… Et allez, ça revient…
Il se pinça les lèvres. Mais son camarade de l’autre côté de la paroi eut le pouvoir avec ses bêtises qui sortaient de sa bouche par dizaine de lui arracher quand même un rictus bien qu’il lui rétorqua :

«
Tu veux vraiment tâter voir si elle a rétréci ? »

A vrai dire, l’amérindien était bien le seul à pouvoir étirer ses lèvres dernièrement. L’unique personne qui arrivait à atteindre l’italien depuis que la blonde avait commencé de nouveau à mettre de la distance. Surement devait-il être spectateur impuissant de ce cirque infernal que lui offraient ses deux meilleurs amis – dont Darius en tant qu’acteur ne comprenait rien par ailleurs. Le Belby eut un petit pincement de cœur prenant conscience de la situation désagréable dans laquelle lui et son ex-petite-amie mettait leur meilleur ami. Et dire que le Marresh n’en touchait jamais un mot, bien que déchiré entre ces deux camps - tentant d’y avoir sa place surement avec autant de peine que l’italien en avait à savoir vraiment où il se situait. C’était l’une des raisons pour lesquelles Darius au fond était profondément reconnaissant envers son camarade. Non prêt de pouvoir assumer sa soumission devant son meilleur ami. Avouer qu’il était trop con pour dire stop, continuant à se faire malmener de la sorte sans cesse.

Et même s’il l’avait finalement reconnu devant l’amérindien, il savait que jamais Maven l’aurait jugé pour ça. Il n’était pas comme ça, et encore moins avec lui.
Car même si en apparence les deux garçons semblaient plus se chamailler qu’autre chose, une profonde amitié – certes spéciale – mais véritablement sincère les liait. Darius pouvait même jurer qu’en ne disant pourtant rien, son ami lisait sur son visage tout le mal qui le rongeait. Préférant ne pas s’immiscer de force mais lui laisser le temps de venir à lui pour en parler. Ce n’était pas d’ailleurs la seule fois où il faisait preuve d’une telle patience avec le Belby. Respectant le fait que l’italien n’avait pas tendance à s’ouvrir facilement aux autres, surtout sur ce qui le blessait. Préférant digérer en général seul ses maux avant de vraiment s’exprimer dessus – s’il le faisait un jour, chose qui était rare. Pendant que son meilleur ami optait plus pour lui changer les idées d’une quelconque façon. Cherchant à apaiser à la hauteur de ce qu’il pouvait l’esprit de son camarade.
C’était ce comportement qu’adoptait son camarade qui expliquait d’ailleurs en général leur bonne dynamique – même lorsque ça allait mal. Et cette amitié de longue date que beaucoup pouvait juger étrange, ne sachant lire entre les mots quand ils se lançaient diverses vacheries à la tête.

Darius ferma l’arrivée d’eau, tout en roulant des yeux quand son camarade clama sa dernière moquerie. Merlin qu’il était con. Mais ne put s’empêcher de sauter sur la vanne :

«
Tu sais Shazy va le prendre mal d’être le second choix. »

Même si c’était un coup bas, Darius s’en moquait. Maven pouvait faire le beau, mais il baissait en général d’un ton quand on venait à la taquiner sur cette amie d’enfance. Qui, visiblement, semblait le troubler autant qu’elle rougissait à chaque fois qu’il les apercevait discuter ensemble. Chose qui devenait de plus en plus fréquente au fur et à mesure que le temps passait. Amusé de voir ce grand benêt tout d’un coup tout maladroit face à une personne aussi douce qu’elle.  A vrai dire, il ne fallait pas être voyant pour comprendre la dynamique entre les deux jeunes gens. Une tension existante entre eux, et que seuls ses deux protagonistes ne savaient déchiffrer. Ce qui avait le don d’amuser encore plus l’italien, ayant choisi de ne pas trop venir s’en mêler. C’était à Maven de comprendre tout seul. Tout comme l’amérindien l’avait fait pour Jaïna et lui.
De plus il aimait taquiner son ami sur cette revenante qui ne le rendait clairement pas indifférent. Prenant un peu une revanche mesquine aux moqueries qu’il avait accueillies à l’époque où c’était son couple à lui qui se formait.

«
Quoi que je peux que comprendre avec un corps tel que le mien. T’es tombé amoureux à peine après l’avoir vu, lança-t-il finalement en secouant ses cheveux pour en retirer le maximum d’eau possible. »

Il attrapa sa serviette qu’il passa vivement sur sa peau alors que la morsure du froid de Novembre venait frôler sa peau nue. Puis enfila rapidement un caleçon, le regard fixé toutes les deux secondes au-dessus des parois voisines, de peu de voir une tête apparaitre – il ne le raterait pas s’il osait à nouveau.
Mais rien d’inhabituel ne dépassa, ce qui l’encouragea à continuer à enfiler ses chaussettes et son pantalon.

«
Au fait, je sais que t’es pas très doué, mais t’es tombé du lit ou quoi ? ajouta-t-il en frottant ses cheveux de sa serviette ; observant ces derniers se dessiner en de fines ondulations, comme ceux de sa mère. »

Il constata par ailleurs qu’ils commençaient à s’abimer. Mais c’était comme ça depuis qu’il n’avait plus sa coiffeuse attitrée qui s’était toujours appliquée à lui faire profiter de ses nombreux soins capillaires – parfois contre son gré. Il sourit à ce souvenir, se revoyant râler alors qu’elle lui appliquait divers masques en lui répétant les bienfaits de chaque soin, patiente et amusée. Son cœur se pinça doucereusement. Beaucoup de choses avaient changé.

Il se racla la gorge. Cela faisait trois mois, merde ! Il était temps d’avancer. Il devait vraiment rendre son esprit complètement imperméable à ces doux moments qui le poignardaient autant qu’ils lui manquaient. Se faire une raison. C’était fini ; elle l’avait écrit noir et blanc. Même s’ils se retrouvaient par moment, plus rien ne pourrait redevenir comme avant. Et ne le reviendrait jamais. Elle ne le voulait plus. Elle l’avait quitté.
Il ravala amèrement se pensées et se concentra un sur son ami. Cherchant soudainement à se raccrocher plus au présent qu’au passé. Parler, se perdre dans leurs chamailleries pour ne plus revenir à elle. S’installer comme il le pouvait dans un monde où son absence finirait par le laisser indifférent. Où son emprise ne serait plus qu’un lointain souvenir que des chaines qui serraient ses poignets.

«
D’ailleurs, t’as encore ronflé comme un porc cette nuit, fit-il semblant de râler, un sourire – pas tout à fait honnête - se dessinant sur ses lèvres. Le phacochère te va tellement bien. »









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11.05.18 19:19
Crache le morceauRius & Mav"Arrête de faire ton lourding. T'es plus mignon quand t'es malin." Jesper, Six of Crows (System Of A Down → Aerials)L'un des rares avantages du matin que pouvait constater Maven, c'est qu'au moins, les douches sont quasiment vides. Si ce n'est pas les quelques lève-tôt, dont fait partie Darius. Si d'ordinaire l'Italien est dans les premiers levers, en ce moment, le lion se demande même si son meilleur ami arrive à dormir. Parfois quand il se réveille la nuit, il l'entend gigoter ou soupirer dans son lit, et parfois même, il n'y trouve personne. Le problème, c'est que son frère d'adoption n'est pas du genre à se confier, et c'est peut-être ça, qui l'empêche d'avancer. L'Amérindien n'est pas le meilleur côté conseille, mais il aimerait bien qu'ils en parlent au moins. Mais le jeune Marresh n'est pas du genre à forcer la main. Darius a toujours été plutôt secret, et c'est un choix qu'il respect. Quand il se sentira prêt, alors il lui dira tout ce qui lui pèse, et il sera là pour écouter.

Mais il évite quand même de trop le laisser dans ses pensées. Ressasser toujours les choses, ce n'est pas bon. Ni pour lui, ni pour personne. D'abord parce que Maven se sent coupable, pour quoi . Y a pas besoin de raison. Il aimerait juste pouvoir plus l'aider... Sans compter ce secret qu'il garde sous silence depuis des semaines. Sans compter que même si Jaïna arrive à plus donner le change, il sait que la jeune femme est dans le même état que Darius. Et lui se retrouve au milieu à tenter de combler les fissures comme il peut. Encore une fois, il met sa lourdeur à profit, en jouant les voyeurs au-dessus du mur séparateur de leur douche, faisant hurler l'Italien comme une fille sortant d'un couvent, déclenchant le rire du jeune lion.

-Ah ! Donc tu admets qu'elle est petite, puisqu'il faut tâter pour la trouver. Peut-être même une loupe ! Je t'offrirais ça à Noël. Pour qui tu puisses la trouver pour aller pisser.

Oui, leurs blagues vols pas haut, mais en même temps, il est beaucoup trop tôt pour que Maven soit au top de sa forme de ce côté-là. Au moins, il avait réussi à lui arracher un rictus ! Puisque son meilleur ami daigne sortir de sa douche de désespoir, l'Amérindien se déshabilla à son tour, posant ses affaires propres à l'abri de l'eau, avant de se glisser sous le jet. Automatiquement, ses muscles se détendent et il pousse un bruyant soupir en rejetant la tête en arrière, offrant son visage fatigué à l'eau. Non, il ne fait pas des choses avec ses mains ! Mais Mav' adore les douches, et bien souvent, c'est difficile de le faire sortir de là.

La métisse s'apprêtait à se laver quand Darius lui coupa tout mouvement. C'était vache ! Balancer Shazy comme ça, alors qu'il est tout nu ! Il se sent d'autant plus vulnérable, ce qui est totalement idiot. Sans compter que... Ben balancer la fille qui le fait baver alors qu'il est dans la douche... Nan c'est mal ! Maven secoua la tête avec énergie, refoulant cette idée franchement obscène qui vient s'incruster dans sa petite tête. Shazy avait débarqué en début d'année, emportant avec elle plus ou moins le monde du jeune lion. Le jeune Marresh n'avait jamais oublié son amour d'enfance, il repensait souvent à elle, dans des mimiques, des endroits, parfois avant déjà elle venait s'incruster dans ses rêves.

Des souvenirs de son enfance, bien entendu, puisqu'ils ne c'étaient pas revus depuis plusieurs années. Jusqu'à ce qu'il la croise sur le quai de la gare. Elle et son magnifique et doux sourire et ses cheveux châtains dans lesquelles il rêve d'y glisser ses doigts depuis la rentrée. Malgré ses propres problèmes de cœur, le comportement un peu empoté du lion n'avait pas échappé à Darius, qui n'a pas arrêté de le charrier avec ça depuis. Pas que Maven puisse s'en plaindre, puisque lui-même prenait un malin plaisir à mettre le jeune Belby mal à l'aise au début de sa relation avec jaïna.

- D'abord, ne parle pas d'elle quand je suis dans la douche. C'est malsain. Et ce n'est pas un second choix... Je vous aime tous les deux autant voyons ! Je eux vous épouser tous les deux. Puisque c'est une femme et toi un homme. Polygamie, moi ça me va. Tant que tu ne poses pas tes grosses pattes sur elle.

Genre je partage pas, mais vous, vous devez me partager. En vrai, il fait le rigolo, mais sa Petite Perle arrive à le troubler comme personne d'autre. Peut-être parce qu'il la connaît depuis si longtemps . Il a toujours eu de la peine avec le fait qu'ils se soient éloigné au fur et à mesure du temps. Mais la gent féminine ne lui a jamais fait peur. Shazy, c'est différent. Ce n'est pas quelque chose qu'il peut expliquer. Elle le connaît pourtant mieux que personne, sans aucun doute, malgré la distance qui s'est imposé entre eux. Mais, contrairement à d'autres filles, il n'a pas envie de faire le clown, ou de sortir de grandes répliques un peu bateaux pour la faire rire. C'est tellement bizarre, que lui-même se demande ce qui débloque chez lui parfois.

Tout ce qu'il sait, c'est que quand il la croise dans un couloir, il laisse bien souvent Darius, au milieu de sa phrase, pour aller dire bonjour à Shazy. Comme si quelque chose l'y poussait. Au final, dès le premier soir elle a fait son chemin dans sa tête. Il a imaginé un nombre incalculable de fois comme il aller l'approcher dès le lendemain. Elle lui a souri au détour d'un couloir, et il en a presque renversé leur prof de métamorphose qui se trouvait sur son chemin. Comme un foutu gamin de six ans, il n'avait pas contrôlé ses pieds, ni son palpitant ! Il a fallu bien deux heures de moqueries de Darius, et une bonne dose de son courage disparut pour qu'il daigne aller la trouver en fin de journée.

ça avait été totalement maladroit, mais il avait fini par la faire rire, ce son qu'il n'avait jamais oublié, et il l'avait fixé comme si on lui rendait son bien le plus précieux. Shazy avait violemment rougie en lui demandant pourquoi il la fixait comme ça, et paniqué il avait simplement balancé qu'elle était jolie. Honnêtement, il aurait pu se mettre des baffes, il l'aurait fait ! Bien sûr, elle était jolie ! Elle l'avait toujours été, même quand ils étaient des gamins. Et quand elle a repoussé une mèche de ses cheveux, il l'a vue. Le bracelet qu'il lui avait donné à l'époque, brillait son poignet, sous les reflets du soleil perdu dans le couloir. ça lui a fait un tel choc, que son souffle a pris la poudre d'escampette durant quelques secondes, avant qu'un sourire ne vient se poser sa face de grands crétins.

Les choses n'ont pas beaucoup évolué, probablement parce qu'il ne sait pas comment aborder la chose. Ils n'ont plus 9 ans à présent. C'est une jeune femme, magnifique, douce et intelligente. Lui eh bah... C'est Maven. Il est un peu gamin encore, par forcément la même notion du danger que les autres, et il n'est pas des plus discret. Pourtant, il semble perdre sa grande bouche dès qu'elle arrive dans le coin, ce contentant de la regarder et de la sourire quand elle passe, supportant les railleries des autres devant ce Maven tout timide.

Encore une fois, Maven c'était juste figé dans sa douche en pensant à Shazy, la voix de Darius le ramenant à la réalité. Le lion cligna plusieurs fois des paupières, planté là comme un crétin, avant de se remettre à se laver. Son cerveau a réellement des problèmes quand il s'agit de Petite Perle. Malgré tout, la réplique de son camarade de maison lui arracha un rire moqueur.

-la première fois que je t'ai vue t'était aussi sec qu'un vieux balai. Mais t'a raison, je bave toutes les nuits sur ton joli petit cul. Fait gaffe, un jour tu vas pas t'y attendre et je vais te violer. Mais promis, tu me remercieras le lendemain matin.

Qu'est-ce qu'il faut pas entendre. Peu de personnes arrivent réellement à comprendre cette amitié particulière mais pourtant fusionnel. Étant tous les deux fils uniques, ils se sont trouvés chacun un frère. Et même si certains leur prête une relation bien plus intime, les deux jeunes hommes trouvent ça assez drôle d'en jouer. Maven plus que Darius, possiblement, mais le second ne perd jamais une occasion de rentrer dans son jeu.

Attaquant enfin ses longs cheveux, le jeune Marresh poussa un grognement quand du shampooing vient se perdre dans ses yeux, brulant ses rétines aux passages. Bordel de strangulot. Quand on dit qu'il n'est pas du matin, ce n'est pas pour rien. C'est exactement à ce moment-là que l'Italien lui en fait la réflexion. Pendant que Maven tente de sauver ses rétines en se forçant à les ouvrir sous le jet d'eau afin d'en évacuer le produit, il fit un doigt d'honneur, que seul le mur séparateur pouvait voir. Mais l'intention est là. Est-ce qu'il peut sincèrement lui dire que c'est probablement la présence de Shazy dans son rêve qui l'a réveillé ? Ce serait donner le bâton pour ce faire battre.

-C'toi et ton gros cul qui m'avaient réveillé. On dirait un éléphant quand tu sors du dortoir.

C'est pas totalement faux non plus. Bon, il ne fait pas le bruit d'un mammouth non plus, mais la discrétion n'est pas son amie. Cependant, il ne l'avait pas entendu quitter leur chambre. Il avait juste découvert le lit vide de son meilleur ami, et avait décidé d'aller le rejoindre. Ne voulait pas le laisser se morfondre seul dans son coin... Rien que d'y penser, ce secret tourne dans sa tête et lui donne la terrible envie de prendre ses jambes à son cou. Il soupira avant d'éteindre l'eau une fois sa toilette terminer pour se sécher avec sa serviette.

-Mytho ! Je ne ronfle pas, je respire fort ! Et c'est franchement petit de t'attaquer à mon patronus comme ça ! T'as vue le tien ?! Espèce de moufette.

Il avait fallu qu'ils s'exercent aux sortilèges du patronus, pour qu'un phacochère sorte de sa baguette. On a déjà fait plus classe, mais Maven ça lui convient. à quoi ça sert d'avoir un lion, si tu es con comme une brêle .! Son petit Pumba au moins, connaissait la belle vie, et en profitait, au lieu de se pavaner comme s'il avait un balai enfoncé profondément dans le cul. .
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Darius G. Belby
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16.05.18 18:56

ft. Maven Marresh

"Et t’as mis deux mois pour me le dire..?"


Se focalisant sur son meilleur ami et ses imbécilités, Darius chercha à oublier ses peines. La blonde qui pendant un temps fut son encre était devenue un buisson d'épines qui le torturait. Il avait mal. Ça oui, il ne pouvait s'empêcher de le reconnaître chaque jour. S’en voulant même pour ce fait. Surtout après qu'elle lui soit revenue pendant quelques temps. Lui ramenant un espoir qu'il avait tenté d'étouffer mais auquel il avait été si délicieux de céder.
Lui qui avait rêvé pouvoir la récupérer avec de la patience.

Il ne pouvait se cacher qu'il avait voulu tout recommencer à ce moment. Un peu trop accroché à son être pour dire non. Mordu dans l’âme, tant qu’il se sentait capable de lui pardonner. Alors que sa raison lui hurlait de rien faire de tel. Elle ne l’avait pas considéré. Ni lui, ni ses sentiments, ni tout ce temps qu’ils avaient partagés. Crachant avec une putain de lettre sur tout ça. Revenant demander soin et réconfort – ça encore il pouvait le comprendre – pour disparaitre le lendemain comme un fantôme. Elle ne méritait en rien qu'il soit si gentil avec elle. Loin de là.

En écoutant vaguement la voix de son ami, il eut un certain regret. Il s'en voulait véritablement que leur rupture ait tant de conséquences sur d’autres - innocents eux. Skye, par exemple. Darius n'avait plus trop passé de temps avec elle depuis le départ de la blonde bien qu’il voyait qu’elle allait mal. Se disant qu’il avait déjà à gérer ses propres problèmes. Puis surtout Maven qui se montrait extrêmement patient au fils des jours. Acceptant la dualité qui s’était installée entre ses deux meilleurs amis. Formant bien deux camps distincts entre lesquels il jonglait chaque jour.
Darius ne savait pas vraiment comme le remercier alors qu'au fond il se montrait égoïste. Mais ne sachant pas vraiment où était sa propre place dans cette nouvelle configuration, il n’avait voulu se soucier des autres. Super l’ami… Cette constatation lui arracha un soupir agacé.

Pourtant ce matin il se raccrocha à son ami comme une bouée. Peut-être devait-il faire ça ? Chercher à se distraire par toutes les bêtises de cet abruti. Attraper cette main qu’il lui tendait sans arrêt. Sans le forcer à la prendre. Sachant que l’italien mordrait au moment qu’il jugerait propice. Et si cet instant venait d’arriver ? En effet, il était peut-être temps d’accepter le départ de cet amour déchu. Se décrocher, avec toute la peine que ça amènerait, mais qui finirait pas le conduire vers une guérison certaine. Un gout amer le prenant en bouche, mais qui se dissipa lorsqu’il analysa les phrases lancées quelques secondes plus tôt par l’amérindien. He mais, il venait de dire quoi là ?

«
Pourtant hier tu n’arrivais plus à t’assoir à ce que je sache ! »

A vrai dire, il avait hésité entre cette pique, qu’il trouvait particulière douteuse – et graveleuse – et l’une lui rappelant que des deux bonhommes, le plus actif sexuellement était l’italien. Mais ce n’était pas vraiment une chose dont il se sentait fier à l’heure actuelle à vrai dire. Se mordant la langue à cette idée. Jalousant même plutôt son ami avec son attirance pour son amie d’enfance dont il lui avait fréquemment parlé.

Une histoire qu’il trouvait bercée d’une certaine innocence. Il découvrit avec amusement le sourire attendri qu’elle lui provoqua par ailleurs sur le moment, semblant limite trouver cette relation mignonne. Même si le brun se savait incapable de pouvoir en établir une de ce type un jour. En effet les nanas douces ce n’était pas pour lui, ni les rapports qui trainent trop avant de se concrétiser comme c’était le cas pour Maven. Le batteur se trouvant incapable d’avancer d’un pas. Toujours là à côté d’elle avec cet air maladroit en se grattant la nuque alors que ça se voyait que les deux amis d’enfance se plaisaient mutuellement. Comme le nez au milieu de la figure. L’amérindien transporté d’un autre monde une fois en contact visuel avec la silhouette de la brunette, ne se rendant même pas compte qu’il abandonnait son camarade à chaque fois que ses yeux se posaient sur elle. Ce que Darius ne lui reprochait aucunement. Loin de là. Il comprenait et s’éclipsait non sans lui offrir un sourire moqueur. Il lui devait bien ça – Maven s’étant souvent effacé au profit de son ancien couple.

Bien que soupirant à cette relation. Vraiment, l’italien se complaisait bien trop plus avec des femmes au caractère bien trempé qui prenaient les devants dès qu’elles souhaitaient quelque chose – trouvant ça particulièrement sexy d’ailleurs.  De plus il avait tant appris à tenir tête à ces femmes très tôt avec sa famille – ce en quoi il avait excellait avec Jaïna par la suite, expliquant la bonne balance dans leur ancienne relation – et n’ignorait pas que si cette dynamique manquait à son couple, il n’y accrocherait pas. Agacé en voyant la lenteur et le manque de piquant entre les deux amérindiens. Il aurait bien voulu secouer Maven. Ou attraper sa tête pour la coller à celle de la belle métisse. Comparant en soupirant ses premiers pas avec Jaïna avec les leurs.

Il remarqua avec ironie que les deux couples avaient pris chacun l’inverse du chemin de l’autre. Maven et Shazy connaissaient les sentiments avant l’attrait physique, alors que Darius et Jaïna avaient eu une première approche physique avant d’accepter leur attachement mutuel – bien que lorsqu’ils jouaient en soirée, ils se plaisaient déjà beaucoup.
Tout comme chacun était l’opposé dans leurs amitiés respectives, que ce soit entre Darius et Maven ou bien Jaïna et Shazy.

Il eut un roulement des yeux quand il entendit son ami pousser son soupir quand l’eau fut actionnée dans sa cabine. Arquant un sourcil. Il faisait l’amour à de la flotte ou quoi ? Mais se garda de la vanne, aussitôt happé par les prochaines paroles de son ami. Auxquelles il ne put s’empêcher de glisser une nouvelle vanne – cachant d’une certaine manière l’avertissement qu’il cherchait à donne à son ami :

«
Ton côté peu partageur me ferait presque mal. Mais je trouve ça bien que tu sois pour la polygamie. C’est déjà ça quand il faudra que tu te fasses aussi à la polyandrie. »

En effet Shazy était tout à fait mignonne. Nouvelle tout juste arrivée, apportant avec ses bagages et ses beaux yeux sombres une vague de fraîcheur qui n’avait pas manquée d’émoustiller certains des garçons. Observant cette silhouette avec intérêt. Les regards de certains se faisaient d’ailleurs moins discrets après le passage de la jeune brune dernièrement. Et bien entendu, Maven n’avait rien remarqué. Les yeux bien trop occupés pas elle pour analyser ce qui se passait autour d’eux.
L’italien n’en avait jamais vraiment touché un mot aux moments où il les remarquait, sachant très bien que l’amérindien aurait sauté au cou du premier qu’il verrait faire. Il espérait alors, avec beaucoup de patience, que Maven fasse rapidement le premier pas. Ne comprenant même pas ce qui l’en empêchait. Elle aurait pu porter un écriteau où clignotait « Embrasse-moi » autour du cou que ça aurait été la même.

S’apprêtant à dire à nouveau une phrase sur la belle de son meilleur ami, il se reprit en entendant son camarade scander à nouveau des âneries – plutôt crues cette fois-ci. Qui lui laissèrent une image affreuse en tête. Frissonnant de dégout alors qu’il enfilait ses chaussettes. Eurk !

«
Tant de tendresse de bon matin. Tu me ferais presque pleurer tu sais avec de si beaux mots d’amour, riposta-t-il. »

Il sut que tout son cynisme pouvait s’entendre dans son ton. Mais il s’en moqua. Affichant plutôt un grand sourire alors qu’il enfonçait une jambe dans son pantalon. En y pensant, ce n’était pas étonnant que certains se fassent des idées sur la nature de leur relation. Ce qui amusait bien plus l’amérindien que l’européen. Mais Darius savait qu’il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, alimentant ce jeu entre eux quotidiennement. Bien qu’il trouvait ça affreusement ironique que certains se fassent des idées aussi rapidement, surtout quand on savait que les deux garçons avaient chacun le cœur harponné par un membre de la gente féminine. Tous deux adoptant même parfois une soumission à ces demoiselles et leur bon vouloir – surtout à l’heure actuelle pour le latin.

Face à cette constatation, il remarqua qu’il en revenait toujours au même point : Elle, et en eut assez alors qu’il laçait ses chaussures vigoureusement. Surtout qu’il devait se décider maintenant de son avenir. Il repensa à la lettre de son père, et la proposition qu’elle contenait. Une opportunité en or pour l’italien bien trop sélectif – et chiant, on pouvait être honnête - quant à son éducation. Etait-il vraiment prêt à laisser cette possibilité s’évanouir pour une jeune femme dont il apercevait à peine la silhouette à l’heure actuelle ?
Il le savait, s’il refusait, il pouvait dire adieu à son envie de devenir Médicomage. Pourtant, le destin tout entier semblait lui dire de s’accrocher à ce projet de carrière.

Après tout le métier l’attirait depuis bien longtemps. L’intérêt revenant par phase alors quand il réussissait à se rappeler pourquoi il ne pensait pouvoir réussir. Venant le hanter de temps à autres de façon périodique mais dont les temps de repos se raccourcissaient plus le temps passait. Cette envie de pouvoir être utile. Aider les gens. Il ne supportait pas l’idée d’être à nouveau impuissant comme il l’avait été face au dos mutilé de la blonde. Ce souvenir lui provoqua une chair de poule. Il savait qu’elle était passée de peu à côté d’une mort certaine – revoyant l’image dans une horreur infinie par moment. Dont la cause aurait pu être autant les griffes et la gueule de la bête, que l’interminable hémorragie provenant de l’immense  blessure que ce monstre avait faite.
Car oui, même si Darius n’était pas de ceux qui jugeaient les loups garous comme des êtres maudits, il n’avait pas d’autre mot pour décrire la sauvagerie et le danger que le mutant avait représenté une fois transformé. Perdant toute son humanité – déjà que le gusse de base n’en était pas tant pourvu.

Les cheveux légèrement séchés par la serviette, ou tout moins ne goutant plus partout, il enfonça son t-shirt sur son crâne. Venant aplatir sur sa tête ses mèches volumineuses auxquelles il redonna vite fait de l’allure en passant ses doigts à travers eux pour les brosser. Ses longues ondulations encore humides venant couler le long de ses épaules. Il attrapa un gilet dont il se vêtit en dernière couche alors que Maven lui annonçait que c’était de sa faute s’il était déjà debout à une heure pareille.

Pendant un instant Darius ne sût si c’était encore un fait inventé ou non. Exagéré ça il en était certain, s’appliquant chaque matin à faire le moins de bruit possible bien que dans un dortoir silencieux le moindre mouvement pouvait se percevoir.

«
Bichette. Tu as bien le sommeil léger, dis donc. Ou alors ce sont peut être tes hormones qui te gardent éveillé comme ça ? »

A vrai dire, l’italien cherchait surtout à noyer le poisson. Il avait totalement conscience que dernièrement, son sommeil était complètement détraqué. Ne le trouvant même plus certaine nuit. Il en devenait épuisé à se torturer l’esprit chaque soir avec ce sentiment de solitude qui lui prenait le ventre, laissant son cœur et lui échoués sur son oreiller. Il avait du mal encore à concevoir ce qu’il avait fait pour qu’elle reparte à nouveau. Se demandant même s’il ne la dégoutait pas finalement pour qu’elle le quitte une seconde fois sans préavis.
Se torturant l’esprit avec ses démons – ou plutôt son petit démon. Il en avait clairement assez. Sacrifiant depuis peu son appétit, son sommeil, et maintenant jugeant de son avenir pour savoir s’il n’allait pas le monter sur l’autel de cérémonie lui aussi. Est-ce qu’une rupture devait vraiment avoir ces allures de tortures ?

Il le savait. La situation dans laquelle il vivait ne lui permettait pas de guérir rapidement et sainement. Ni de vraiment se détacher. La voir chaque jour, avoir les mêmes amis, partager certains cours ensemble, se croiser dans la salle commune et même parfois dans son dortoir. Cela devenait étouffant, alors qu’il cherchait juste de l’air frais pour respirer. Pensant peut être enfin à en parler avec son meilleur ami. Alléger peut être ses épaules d’une certaine manière et écouter ce qu’une tierce personne pouvait bien lui dire.
Mais ce dernier finit encore par le distraire par sa réplique bien sentie sur leurs Patronus respectifs.

«
Mouffette ? s’étrangla-t-il un instant. C’est un Mangouste du gland ! Puis prends pas ton cas pour généralité. Celui de nous deux qui sent fort : c’est toi, pas moi ! »

Ce type de chamaillerie sur les animaux totems, ils ne cessaient tous les deux de les faire depuis qu’ils avaient découvert chacun le leur en cinquième année. Darius se souvint lorsque la forme du Patronus corporel de Maven était apparue la première fois et surtout de son fou rire ainsi que des vannes en découlèrent aussitôt à l’encontre de l’amérindien. Ne cessant pas même lorsque son camarade lui rappelait qu’il pouvait bien rire : lui au moins avait réussi l’exercice. Darius non.
C’est alors qu’un ange blond passa à côté d’eux, leur offrant un beau sourire à chacun ainsi qu’un petit pincement discret sur sa fesse droite pour l’italien que lui seul perçut mais qui déstabilisa totalement d’un coup. Se tournant sur son passage vers cette silhouette vaporeuse qui filait entre les bureaux avant de se poser sur l’un d’eux.

A l’époque, lui et elle se cherchaient déjà beaucoup. S’étant éclipsés de nombreuses fois en soirée pour fumer, et aussi accessoirement s’attarder sur les lèvres l’un de l’autre. Le brun n’avait jamais pu cacher son attirance pour la jeune femme qu’il trouvait extrêmement attirante, avec un tempérament qui révélait autant de son ambition que de son intelligence. L’observant de plus en plus en cours et se permettant par moment de l’attraper par le poignet pour la trainer avec lui dans un placard. Il se sentait progressivement lier son âme à elle avec une certaine réticence. Mais cette attraction qu’elle exerçait sur lui inhibant toute tentative de raison.
Il fut troublé mais en même temps chercha à se concentrer à nouveau sur un souvenir puissant. Un souvenir heureux qui puisse le combler et réussir enfin l’exercice demandé.

Son esprit s’évada un instant dans sa mémoire et vint se percuter à plusieurs bons moments qu’il chérissait au creux de sa tête. Il finit finalement par en mélanger plusieurs, combinant même certains avec des éléments de ses désirs. Voyant la terrasse en Sardaigne au milieu de sa famille, le son de mer revenant inlassablement au rythme des vagues. Il se souvint de l’odeur des repas préparés par mères de la maison. Sentant une main dans ses cheveux, alors que des reflets blonds vinrent le chatouiller au coin de l’œil. Ce fut le moment propice pour lui de lancer le sort.

«
Expecto Patronum ! »

Il sortit de sa baguette un léger filet d’argent qui au sol, dans un nuage délicat, prit la forme d’un petit animal. Un rongeur comprit-il aux premiers abords lorsque ce dernier tourna son museau vers lui – non sans un peu le décevoir sur le moment. Faisant danser sur son pelage ses rayures de petit bagnard avant de soudainement se redresser sur ses pattes arrières, comme alerté par quelque chose dans la pièce et de filer entre les pieds.Fondant avec agilité à travers les élèves alors que l’italien le suivait du regard étonné, découvrant – mi-gêné, mi-amusé – sa cible : une vipère du même argent scintillant, que son rongeur faucha les faisant disparaitre dans un féérique nuage voluptueux.
Ses yeux bruns se relevèrent vers la maitresse du reptile qui venait de se faire attaquer. Découvrant, alors que le rire moqueur de Maven faisait écho derrière lui, les yeux bleus dans lesquels il s’était perdu le samedi précédent. La mangouste et le serpent se faisant face. Elle ; et toujours elle.

Son ventre se serra à cette remémoration. Elle avait été là à chaque instant. Il se demandait même si la nature de sa présence dans ce faux souvenir n’avait pas influé sur le petit animal qui était sorti de sa baguette ce jour-là.
Il sortit de la cabine de douche. Une nouvelle fois assommé, et épuisé par la définition de son être dont il avait fait d’elle un des facteurs principaux dernièrement. Il ne pouvait plus continuer comme ça. Il devait s’en détacher.

Se retrouvant à nouveau face au miroir devant lequel il s’était posé précédemment, il fut dégouté par ce qu’il voyait. Ce reflet fade de lui-même démontrant bien au combien il perdait pied. Et surtout sa liberté. Elle ne le méritait même pas. Il devait se réveiller et aller de l’avant. Ne plus la laisser régir son semblant de vie, alors qu’elle en fuyait totalement les commandes. Elle l’avait abandonné. Alors qu’il en fasse de même avec ses sentiments
Bien décidé pour une fois, mais encore un peu gêné à l’idée d’en parler. Il n’était vraiment pas fait pour s’étendre sur ses problèmes. L’écoulement de l’eau s’éteignit à ce moment dans la cabine de son ami. Il releva les yeux sur son visage, se mordant la lèvre. Peut-être que c’était le moment..? Sur un moment d’impulsivité il prit sa décision. Bien que maladroitement, ne sachant comment amener le sujet sur la table. Cherchant une première approche, il se racla la gorge.

«
Désolé si je t’ai réveillé en tout cas. Je ne dors pas bien en ce moment... »

Incapable de vraiment lui déballer son sac d’entrée de jeu. Encore un peu sur la réserve. Espérant que Maven comprendrait la perche qu’il venait de lui tendre. Dans l’idée que l’amérindien prendrait très rapidement conscience que Darius au lieu d’ignorer et faire semblant d’aller bien venait de souligner l’une de ses premières failles.









Défis Réussis du Pack Gallion:
 

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TO.QUIT.JAJA.DIET
Sometimes I feel I've got to get away from the pain you drive into my heart. The love we share seems to go nowhere. I give you all a boy could give you. Take my tears. Don't touch me please. I cannot stand the way you tease. I love you though you hurt me so.
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