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20.04.18 14:50

ft. Maven Marresh

"Et t’as mis deux mois pour me le dire..?"


Darius posa ses affaires sur les bords de l’évier, soupirant complètement las. Il se massa la nuque, grimaçant en dénichant plusieurs tensions qu’il tenta de calmer sous le passage de ses doigts. Dernièrement il se sentait complètement lessivé. Et dépassé par les évènements. Toujours le cul entre deux chaises ne sachant trop quoi décider. Et pour couronner le tout, il avait encore reçu une lettre de ses parents.
Depuis qu’il leur avait annoncé qu’il se questionnait sur son orientation future, il n’avait jamais eu autant de courrier de leur part – ce qui n’était pas une affirmation minime lorsqu’on connaissait sa mère et sa lubie d’une lettre par semaine qu’elle conservait, même maintenant bien qu’il soit en septième année. A croire que ses parents avaient été si frustrés qu’il n’ait jamais fait allusion avant avec eux de ses futurs projets de carrière, que dans leur soudain soulagement d’enfin savoir que leur fils commençait à y réfléchir, ils ne pouvaient gérer leur enthousiasme.

Mais ce qui dérangeait surtout l’italien fut que son père semblait plus prendre à cœur le choix de son fils que sa propre mère. Et Darius était connu pour avoir un immense respect pour son paternel qu’il estimait comme étant un modèle. Ce dernier avait d’ailleurs pris les devants sur les volontés de son fils. Audace qui pesait encore plus sur les épaules du jeune homme.
En effet, depuis l’attaque de Jaïna par le loup-garou – et surtout le sentiment d’impuissance qu’il avait ressenti face à sa douleur et la blessure béante dans son dos -, le jeune homme avait développé un tout nouvel intérêt pour la médecine magique. Enfin, nouvel, pas vraiment. Cette branche-là avait toujours eu beaucoup d’attrait pour le brun qui s’était déjà questionné sur sa possible volonté de vouloir rentrer dans les rangs de Saint-Mangouste en tant que Médicomage.

Mais à l’époque il s’était toujours raisonné. Non, ce n’était pas pour lui. Le diplôme demandait – pour une raison qui lui échappait – un niveau en métamorphose et en sortilège qui aurait surement demandé au brun un investissement conséquent compte tenu de ses lacunes dans ces deux enseignements. Et ce fait avait toujours eu raison de ses brèves motivations pour la carrière médicale. Préférant avoir dans l’idée de reprendre le commerce de son père – qui était aussi un choix de carrière qui l’intéressait.
Pourtant, cette étrange volonté de devenir Médicomage était toujours revenue. Et dernièrement elle ne cessait de le hanter. S’immisçant un peu plus dans ses pensées chaque jour.

Surtout avec la jeune femme qui était venue le solliciter pour le suivi de sa cicatrice et l’entretien de la blessure. Après tout, une griffure de loup-garou transformé restait une plaie magique vigoureuse qui demandait pour se refermer beaucoup de temps, de patience et des quantités importantes de pommade à la poudre d’argent que la blonde ne pouvait pas s’appliquer correctement dans le dos. Alors il s’en était chargé, chaque jour. Avec minutie.
Non pas qu’il en voulait à Jaïna pour cela d’ailleurs. Il imaginait bien qu’aux vues de ce qu’elle avait vécu, il ne pouvait pas se plaindre de prendre soin d’elle. Et était même légèrement soulagé qu’elle lui demande à lui. Ainsi il pouvait être assuré que le soin était bien appliqué.

Mais cette sollicitation quotidienne l’avait souvent perturbé. En plus de venir les rattacher l’un à l’autre, le fait d’avoir été cet infirmier honoraire lui avait donné envie d’aider plus de gens.
Et il s’en sentait désormais capable. Ayant réagi avec sang-froid lorsqu’elle avait été attaquée. Avec compassion avant qu’elle ne soit transférée à Saint Mangouste avec sa famille. Inquiet de voir l’état de rage dans lequel était son père, espérant qu’il se calme comme il le pouvait pour qu’elle se repose – bien qu’il comprenait sa colère, la partageant tout autant contre cette école et ses décisions bien trop dangereuses. En repensant à cette fameuse nuit, il avait eu si peur. Et bien cru qu’elle allait mourir entre les griffes de la bête.
A son retour de l’hôpital il l’avait aussi accueilli avec soulagement et s’occupant d’elle aussi bien qu’il le pouvait. Essayant de la rassurer quand ça n’allait pas. Il avait aussi beaucoup discuté avec Daphne de la guérison de la blonde et de ce qu’il pouvait faire en plus – non peu content de retrouver cette ancienne cliente de sa mère, surtout après ces faits. Enfin quelqu’un de compétent engagé dans l’établissement, et surtout à ce poste. Il vit cette revenante comme une bénédiction.

Alors quand après tout ça il avait annoncé à ses parents considérer le fait de devenir Médicomage, peut-être même ensuite faire de l’humanitaire, ses parents avaient sauté de joie. Et tenté aussitôt de remédier aux problèmes des précédents choix scolaires de leur fils comme ils le pouvaient. Après tout, ce désir les touchait intimement d’une certaine manière.
Surtout le côté humanitaire, puisque Darius le savait : s’il était enfant unique c’était que lorsqu’il était plus jeune son père avait été mordu par une saloperie lors d’un de ses voyages d’affaires dans la brousse sur l’île de Madagascar. Le problème à l’époque avait été que la médecine avait été si peu développée où il se trouvait qu’il n’avait pas eu le choix. Soit une guérison possible mais imposant une infertilité assurée par les traitements prodigués par le Chaman de la tribu où il s’était réfugié pour se faire soigner, soit des séquelles graves s’il avait attendu d’être transféré en Europe par portoloin pour être soigné. A savoir même s’il aurait survécu au voyage.

De ce fait, ses parents s’étaient beaucoup investis dans la dernière annonce de leur fils. Et en moins d’une semaine, le père de l’italien avait trouvé une solution à son problème – solution d’ailleurs relativement intéressante. Mais qui soulevait énormément de questions adjacentes. Le père avait proposé à son fils, après avoir contacté plusieurs de ses amis, la possibilité de partir un an à Uagadou où un des professeurs de l’école – un maitre de la métamorphose reconnu internationalement – accepterait de devenir son précepteur. Et si ce modèle d’apprentissage personnalisé et individuel, dans une école qui avait toujours fait rêver le jeune homme, lui plaisait terriblement, il se retrouvait confronté aux conséquences qu’une telle décision pouvait entrainer.

A vrai dire, depuis ce fameux accident encore, le brun et Jaïna avait renoué. Plus fortement que ce qu’il espérait. Lui laissant miroiter cette impression qu’elle revenait à lui. Le sollicitant pour sa pommade, demandant certaine nuit à dormir avec lui quand le traumatisme après l’attaque se faisait trop lourd à supporter seule. Non pas juste pour l’attrait physique de leur proximité – d’ailleurs ils ne s’étaient plus adonnés à ça étant donné la condition de la blonde. Juste elle avait eu besoin de lui. Pour qu’il la rassure. Se retrouvant tous les deux à parler à nouveau, s’offrir des moments tendres qui lui avaient tant manqués. Une nouvelle fois plongés tous les deux dans cette symbiose qui avait caractérisée leur relation précédente. Accentuée et consolidée par l’anniversaire de la jeune femme où il avait perpétué cette tradition qu’ils avaient eu pour idée l’année précédente d’instaurer. Et maintenir cette promesse qu’il lui avait faite : toujours être là pour elle, ne la lâchant absolument pas le lendemain où il la savait plus fragile que les autres jours. Les pensées tournées plus intensément vers sa mère. Cette fêlure chez elle qui la lâcherait probablement jamais.

Même dans les couloirs, elle s’était un peu plus laissée aller avec lui. Revenant le voir et lui parler avec cette complicité à laquelle elle l'avait accoutumé. Ce qui en parallèle tombait relativement bien, Maven s’absentant souvent pour essayer d’approcher Sasha d’une quelconque façon. Laissant Darius et la blonde seuls. Pouvant à nouveau un peu plus renouer.

Mais ce moment d’accalmie n’avait pas duré très longtemps, malheureusement. En effet, Jaïna depuis un moment était redevenue distante. N’adressant à Darius plus aucun regard, ne revenant quasiment plus le voir si ce n’était lorsqu’elle était vraiment effrayée – toujours cachant la véritable raison de sa présence. Comme en début d’année.
Et toujours comme le plus grands de cons, Darius n’avait su s’y opposer. De nouveau en proie à ce manque alors qu’il pensait les choses s’être arrangées. Et complètement frustré. Il ne comprenait rien. Ne savait pas ce qu’il avait fait de mal pour qu’elle glisse à  nouveau entre ses doigts. Trop faible pour la refuser quand elle venait le chercher. Trop amoureux pour s’en détacher. Trop épris pour décider de couper les ponts à son tour. Seul face à cette peur qu’elle ne revienne plus s’il posait la moindre question et venait à la brusquer.
Et dire qu’il l’avait laissé revenir doucement. Espérant qu’avec un peu de patience tout allait finir par s’arranger. Lui pardonnant même cette rupture qu’elle n’avait jamais justifiée. Mais ça aurait été bien trop simple hein ?

Alors quand la proposition d’aller à Uagadou était tombée, avec noté dans le message de se décider au plus vite, Darius avait à nouveau stressé. Se rendant compte qu’en acceptant, il signerait surement son départ loin de Jaïna. Et que si elle venait à revenir, il la perdrait surement par la suite dans ce départ. Conscient que cette décision correspondait à la fuite dont il avait tant rêvé mais qui l’effrayait maintenant que l’offre concrète se présentait.

Alors quand il remonta son regard brun vers son reflet dans le miroir de la salle de bain commune, il se trouva affreusement fatigué. Toutes ces frustrations et différentes peurs le hantant. Il voulait faire avancer les choses. Mais en même temps avait cette sensation qu’il risquait d’en briser dans le moindre de ses mouvements.
Alors il soupira à nouveau. Et déboutonna sa chemise, découvrant son torse qu’il observa dans le miroir. Il avait maigri. Certes conservait une bonne carrure. Mais il le savait, il mangeait moins en ce moment. Et ce n’était pas faute de bonne cuisine. Juste le stress lui serrait la gorge. Et manger à la même table que la blonde n’arrangeait rien. Il fallait que ça s’arrête. Il était toujours le seul à trinquer. Et commençait à s’en lasser.

Il relâcha ses cheveux de l’élastique qui les maintenaient. Les laissant glisser le long de sa nuque. Puis récupéra ses affaires. Avec cet air résigné ; il avait dit qu’il avancerait. Au pire, il pouvait aussi en finir avec la blonde définitivement. Ils étaient deux dans cette relation – enfin, relation était un bien grand mot. Mais il avait encore ce droit. Du moins, c’était le seul qui lui restait à vrai dire. Et cette constatation lui serra le cœur. Le rendant un peu amer.

Il prit ses affaires et entra dans une des cabines vides, installant ses affaires sur une étagère à l’abri des éclaboussures possibles. Et se déshabilla. Prenant soin de plier chaque vêtement. Un peu trop ordonné comme garçon. Maniaque par moment paraissait-il.
Puis actionna l’eau chaude. Se posant sous le jet avec délice alors que les gouttes venaient sillonner son corps dans un flot. Qui le rassura et détendit ses muscles contractés. Chassant pendant l’instant de quelques minutes ces tensions.

Il soupira à nouveau, ses cheveux coulant sur ses épaules. Et se laissa ainsi faire pendant deux minutes. Profitant de ce léger moment de détente. Vidant son esprit de toutes ces pensées. Uniquement fixé sur l’eau qui dégoulinait. Et se lava.

C’est alors qu’il entendit la porte de la pièce s’ouvrir et quelqu’un rentrer. Ce qui ne le surprit pas plus que ça en soit. C’étaient des douches communes pour toutes les années. Il était même plutôt rare de se retrouver seul à se laver. Alors il fit abstraction de ce fait, continuant son affaire. Remerciant le ciel que les douches soient organisées en cabines individuelles. Pudique comme il était…

Mais c’est lorsqu’il se tourna pour passer l’eau sur son dos qu’il l’aperçut… Les yeux s’écarquillant alors que son regard fixait une tête qui dépassait de moitié, au-dessus d’une des parois de la cabine. Et qu’il reconnut immédiatement.
La gêne monta aussitôt sur son visage, complètement embarrassé par cette intrusion, alors que se lisait clairement l’amusement dans les yeux du voyeur. C’était limite s’il ne levait pas les sourcils avec un air de pervers, laissant l’italien sur le coup mortifié, le visage en feu.

«
Putain sale tanche ! Mais dégage ! »

Et dans un réflexe soudain, il attrapa le pommeau de la douche encore en action, puis visa avec la tête de l’intrus pour le déloger. Bien entendu son ami avait de bon réflexes et évita sans problème le jet en se baissant, complètement hilare de sa blague.

«
Mais c’est pas possible d’être aussi con ! râla Darius. »









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28.04.18 20:40
Crache le morceauRius & Mav"Arrête de faire ton lourding. T'es plus mignon quand t'es malin." Jesper, Six of Crows (System Of A Down → Aerials)Trop tôt, trop tôt, trop tôt. Voilà ce qui ne cesse de tourner dans la tête de Mav, alors que le satané soleil d'hiver tente de se frayer un passage à travers les rideaux tirés du jeune lion. Qui est l'idiot qui a inventé le matin ? Avec un grognement, le brun détourna son visage pour l'enfoncer dans son oreiller, grommelant dans sa barbe contre l'obligation de ce lever. Il était tellement bien, dans son rêve, avec la douce Shazy. Merlin, la vie est injuste ! Se disant que s'il ne bouge pas, Morphée aura peut-être pitié de lui, et le ramènera aux prés de la jolie brune, mais les minutes s'étirent, et il manque presque de s'étouffer avec son propre oreiller.

Injuriant dans une comédie d'enfant les responsables imaginaires de son sommeil, l'Amérindien finit par abandonner l'idée de grappiller encore un peu d'un sommeille bienvenue, pour se tourner finalement sur le dos. D'un mouvement lent, le brun écarta ses rideaux, pour tomber sur le lit vide de Darius. Ce qui ne l'étonne pas plus que ça. Sans compter que le matin il est moins feignant que Mav, l'italien semble moins bien dormir, c'est dernier temps. Pas qu'il puisse l'en blâmer.

Avec un soupir, le jeune Marresh détourna les yeux pour fixer le plafond de son lit à baldaquin, tout en croisant ses mains sous sa tête. Rius est lui sont ami depuis sept ans maintenant. Plus qu'être son meilleur ami et son soutient, Belby est le frère qu'il n'a jamais eu. Mais c'est dernier temps... C'est un peu compliqué. Pas vraiment entre les deux hommes. Ils n'ont jamais eu de grosse disputes ou quoi. Dans l'ensemble, Mav est épuisant, il s'en rend compte, mais l'italien l'a toujours supporté. Mais plus on grandit, plus les problèmes viennent frapper à votre porte. Et le problème du jeune lion, c'est probablement qu'il devrait faire plus attention avant de faire des promesses.

Mais Jaïna... Jaja, il la connaît depuis aussi longtemps que Rius ! Comment peut-il refuser de garder ses secrets ? seulement, c'est que maintenant il se retrouve le cul entre deux chaises, entrain de se faire écarteler. Ce n'est pas un secret léger, et bien qu'il ait déjà demandé à la jolie blonde d'avouer elle-même son secret, pour sa propre santé mentale, sous peine de le révéler lui-même... Aussi buttée qu'un dragon mal luné. En attendant, il remarque son frère ouvrir son lit à Jaïna, pour finalement retomber petit à petit en morceaux. Il n'est pas du genre à s'écrouler, la plupart des gens pensent qu'ils sont justes en froids. Comme un stupide couple d'adolescents. Mais Maven sait. Il sait à quel point Jaja compte... Comptait ? Pour lui.

Alors quand il le voit se perdre dans ses pensées, jeter un coup d'œil voler vers la jolie blonde... Merlin, il a juste envie de lui hurler ce qu'il sait. Mais savoir que ça lui ferait encore plus de mal, c'est probablement ça qui lui fait fermer sa gueule. Mais ce n'est plus quelque chose qu'il peut mettre sous silence. Si Jaïna veut pas l'écouter, peut-être que Darius ne sera pas trop con pour penser simplement au mariage, mais comprendre que ce n'est pas quelque chose qu'elle souhaite, d'elle-même, et la sortir de là. Avec son aide, bien sûr.

Passant une main sur son visage lasse d'habitude si enthousiaste, il rouge finit par repousser ses couvertures pour attraper ses affaires et se diriger vers les douches. Bien qu'il faille traverser la salle commune, l'Amérindien ne s'encombre pas d'enfiler un pantalon par-dessus son boxer. Chacun a déjà vu un mec en maillot de bain. ça fait le même. Étouffant avec peine un bâillement à lui en décrocher la mâchoire, il s'engouffre enfin dans la grande salle d'eau, ou le bruit des jets et une chaleur moite l'accueillent. Une seule cabine semblait occupée. Bien que beaucoup d'autres soient vide, plus éloignés, le jeune homme avança sans grande carcasse de bâter dans la cabine voisine, déposa son fardeau sur l'étagère prévue, et à l'aide de ses bras, s'agrippa au mur afin de voir qui était son voisin.

Sans grande surprise, il découvrit Rius, en train de doucher. Avec un sourire en coin, le lion s'apprêter à lui vider son gel douche sur la tête, quand celui-ci décida de lever son visage vers lui. Fuck Abandonnant rapidement la bouteille qui retomba sur le sol dans un bruit sourd, il décida de faire comme si de rien était. De toute façon, l'Italien est bien trop occupé à jouer sa prude pour pouvoir remarquer quoi que ce soit. Abandonnant sa première blague pour une autre, se donnant une contenance, comme si on ne l'avait pas pris la main dans le sac, la métisse haussa les sourcils deux fois de suite, d'une façon la plus perverse possible.

Avant d'avoir pu répondre quoi que ce soit, Maven du échapper à un jet d'eau imprévue. Dans son geste hâtif pour se baisser, les bras du rouge glissèrent sur le mur, manquant de le faire s'étaler de tout son long dans sa propre douche.

-putain !

Malgré cette petite frayeur matinale, le batteur se rattrapa sans mal, déclenchant son éclat de rire, alors que Darius s'injure d'une telle intrusion dans son intimité, comme une femme mariée ce serait fait surprendre par le jardinier. Les mots doux du matin. Maven gonfla de nouveau ses bras pour prendre sa place initiale, un sourire moqueur étirant son visage.

-Fait pas ta sainte nitouche. Il n'y a rien de nouveau que je n'ai jamais vu... Quoi que... Je trouve qu'elle a un peu rétréci.

Ouais, ouais, jouer sur la fierté d'un mâle, ben c'est mal. Mais que voulez-vous ? C'pas comme s'il l'avait regardé en détail, sans façon, mais faut bien qu'il lui change un peu les idées ! Quand il pense à fracasser sa belle gueule contre le mur le plus proche, au moins il ne pense plus à Jaïna.

-J'ai cru que tu t'étais noyé. Je voulais juste vérifier.

On peut sincèrement se noyer dans une douche ? Un bain, oui, ça semble logique, mais une douche ? Bah, certains clampins disent qu'on peut même se noyer dans un verre d'eau... Puis Darius n'est tellement pas doué, que ça le surprendrait pas réellement !

-Puis comme j'ai une super levée de drapeau matinale... Je me demandais si tu voulais m'aider... Pour me frotter le dos tout ça.

Une nouvelle fois, ses sourcils se lèvent, alors qu'un sourire canaille dévoile ses dents blanches. Non, aucun penchant pour les hommes. Malgré tout, les blagues de ce genre sont trop tentantes quand Darius fait une telle tête de vierge..
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08.05.18 14:43

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"Et t’as mis deux mois pour me le dire..?"


Les matins comme ceux-ci, Darius aurait préféré s’en passer. Bouffé de l’intérieur par toutes ces questions sur son avenir. Parfois il aurait aimé qu’on lui impose les choses, ou jouer ses décision aux dés. Le cœur trop lourd pour réfléchir posément. Sa raison biaisée par tout ce cocktail émotionnel. Passant le savon sur son corps il ne put s’empêcher de grimacer. Il restait là, à attendre au final un signe d’elle. Se rendant compte de cette prison qui le conservait dans sa frustration. Observant à travers les barreaux ses options de sorties sans vraiment pouvoir encore y accéder. Sachant son geôlier blond seule personne possédant la clef. Mais qui à nouveau fuyait au loin.

En même temps à quoi pouvait-il s’attendre avec une fille comme Jaïna ? Une ombre à leur début, qui avait attachée son corps et son cœur à elle, l’entrainant avec lui sur divers chemins. Qu’il avait apprécié, ça il ne pouvait nullement le renier. Ne voyant pourtant pas que la promenade résultait sur une falaise d’où elle la poussa sans prévenir. Sans excuse. Le laissant amortir le choc de cette abrupte descente aux enfers. Egratignant son cœur et son âme dans la chute dont il ne semblait toujours pas se remettre.
Lassé de ses apparitions brèves dans sa vie, qui le réconfortaient le temps d’une nuit ou d’un pansement pour repartir. Le plongeant à nouveau dans cette froide solitude, seul sur son oreiller. Comment s’était-il retrouvé piégé de la sorte ?

L’envie de lui prendre le bras pour la forcer à rester. La confronter. Mais il n’avait pu, la peur de la perdre à jamais incrustée dans son estomac. Qu’il était con parfois…
Parfois il s’en voulait de l’aimer autant. Regrettant cette vie bien plus simple qu’il suivait avant elle. Rêvant vaguement parfois sur sa silhouette au loin – comme celles d’autres filles à l’époque. Mais il était trop tard pour faire marche arrière ; le harpon dans son cœur avait pris racine. A cet instant même, ironiquement charnier dans sa vie. Là où il devait grandir ; prendre des décisions matures et réfléchies. Emprisonné dans ces dilemmes qui lui déchiraient l’âme. Chaque choix le poussant à renoncer à une part de lui-même.
Il repensa un instant avec dégout à cet avenir qu’ils s’étaient tracés ensemble et qui était encore valide il y avait de ça quelques mois, la prenant dans ses bras à travers le monde. Ne se souciant juste que de l’entrainer avec lui, d’assouvir leurs curiosités et d’en voir toujours plus. Fonder ensemble leurs propres expériences. En effet, il avait été bien trop con, et un poil trop naïf.

Il laissa l’eau se déverser sur son corps. Se détachant de ses pensées qui s’évacuaient sous ce doux enlacement aqueux qui sillonnait son corps. Emportées dans la bonde – mais qu’il savait ne tarderaient pas à revenir violemment à lui. Laissant son esprit en pause pour une fois. Ces seules et rares fois.
Mais c’était sans compter l’intrusion de l’autre tanche. Il remit le pommeau en place après l’avoir chassé de son point d’observation, râlant encore un peu alors que l’autre déblatérait toutes ses conneries. Les joues encore un peu rouges tandis que la gêne disparaissait. Même si il savait que Maven et lui étaient faits de la même façon, il ne pouvait être rationnel. Totalement embarrassé à ce qu’on le voit en tenue d’Adam, ce qu’il percevait clairement comme une intrusion dans son intimité. A vrai dire pour seulement pour une personne il s’en était moqué… Et allez, ça revient…
Il se pinça les lèvres. Mais son camarade de l’autre côté de la paroi eut le pouvoir avec ses bêtises qui sortaient de sa bouche par dizaine de lui arracher quand même un rictus bien qu’il lui rétorqua :

«
Tu veux vraiment tâter voir si elle a rétréci ? »

A vrai dire, l’amérindien était bien le seul à pouvoir étirer ses lèvres dernièrement. L’unique personne qui arrivait à atteindre l’italien depuis que la blonde avait commencé de nouveau à mettre de la distance. Surement devait-il être spectateur impuissant de ce cirque infernal que lui offraient ses deux meilleurs amis – dont Darius en tant qu’acteur ne comprenait rien par ailleurs. Le Belby eut un petit pincement de cœur prenant conscience de la situation désagréable dans laquelle lui et son ex-petite-amie mettait leur meilleur ami. Et dire que le Marresh n’en touchait jamais un mot, bien que déchiré entre ces deux camps - tentant d’y avoir sa place surement avec autant de peine que l’italien en avait à savoir vraiment où il se situait. C’était l’une des raisons pour lesquelles Darius au fond était profondément reconnaissant envers son camarade. Non prêt de pouvoir assumer sa soumission devant son meilleur ami. Avouer qu’il était trop con pour dire stop, continuant à se faire malmener de la sorte sans cesse.

Et même s’il l’avait finalement reconnu devant l’amérindien, il savait que jamais Maven l’aurait jugé pour ça. Il n’était pas comme ça, et encore moins avec lui.
Car même si en apparence les deux garçons semblaient plus se chamailler qu’autre chose, une profonde amitié – certes spéciale – mais véritablement sincère les liait. Darius pouvait même jurer qu’en ne disant pourtant rien, son ami lisait sur son visage tout le mal qui le rongeait. Préférant ne pas s’immiscer de force mais lui laisser le temps de venir à lui pour en parler. Ce n’était pas d’ailleurs la seule fois où il faisait preuve d’une telle patience avec le Belby. Respectant le fait que l’italien n’avait pas tendance à s’ouvrir facilement aux autres, surtout sur ce qui le blessait. Préférant digérer en général seul ses maux avant de vraiment s’exprimer dessus – s’il le faisait un jour, chose qui était rare. Pendant que son meilleur ami optait plus pour lui changer les idées d’une quelconque façon. Cherchant à apaiser à la hauteur de ce qu’il pouvait l’esprit de son camarade.
C’était ce comportement qu’adoptait son camarade qui expliquait d’ailleurs en général leur bonne dynamique – même lorsque ça allait mal. Et cette amitié de longue date que beaucoup pouvait juger étrange, ne sachant lire entre les mots quand ils se lançaient diverses vacheries à la tête.

Darius ferma l’arrivée d’eau, tout en roulant des yeux quand son camarade clama sa dernière moquerie. Merlin qu’il était con. Mais ne put s’empêcher de sauter sur la vanne :

«
Tu sais Shazy va le prendre mal d’être le second choix. »

Même si c’était un coup bas, Darius s’en moquait. Maven pouvait faire le beau, mais il baissait en général d’un ton quand on venait à la taquiner sur cette amie d’enfance. Qui, visiblement, semblait le troubler autant qu’elle rougissait à chaque fois qu’il les apercevait discuter ensemble. Chose qui devenait de plus en plus fréquente au fur et à mesure que le temps passait. Amusé de voir ce grand benêt tout d’un coup tout maladroit face à une personne aussi douce qu’elle.  A vrai dire, il ne fallait pas être voyant pour comprendre la dynamique entre les deux jeunes gens. Une tension existante entre eux, et que seuls ses deux protagonistes ne savaient déchiffrer. Ce qui avait le don d’amuser encore plus l’italien, ayant choisi de ne pas trop venir s’en mêler. C’était à Maven de comprendre tout seul. Tout comme l’amérindien l’avait fait pour Jaïna et lui.
De plus il aimait taquiner son ami sur cette revenante qui ne le rendait clairement pas indifférent. Prenant un peu une revanche mesquine aux moqueries qu’il avait accueillies à l’époque où c’était son couple à lui qui se formait.

«
Quoi que je peux que comprendre avec un corps tel que le mien. T’es tombé amoureux à peine après l’avoir vu, lança-t-il finalement en secouant ses cheveux pour en retirer le maximum d’eau possible. »

Il attrapa sa serviette qu’il passa vivement sur sa peau alors que la morsure du froid de Novembre venait frôler sa peau nue. Puis enfila rapidement un caleçon, le regard fixé toutes les deux secondes au-dessus des parois voisines, de peu de voir une tête apparaitre – il ne le raterait pas s’il osait à nouveau.
Mais rien d’inhabituel ne dépassa, ce qui l’encouragea à continuer à enfiler ses chaussettes et son pantalon.

«
Au fait, je sais que t’es pas très doué, mais t’es tombé du lit ou quoi ? ajouta-t-il en frottant ses cheveux de sa serviette ; observant ces derniers se dessiner en de fines ondulations, comme ceux de sa mère. »

Il constata par ailleurs qu’ils commençaient à s’abimer. Mais c’était comme ça depuis qu’il n’avait plus sa coiffeuse attitrée qui s’était toujours appliquée à lui faire profiter de ses nombreux soins capillaires – parfois contre son gré. Il sourit à ce souvenir, se revoyant râler alors qu’elle lui appliquait divers masques en lui répétant les bienfaits de chaque soin, patiente et amusée. Son cœur se pinça doucereusement. Beaucoup de choses avaient changé.

Il se racla la gorge. Cela faisait trois mois, merde ! Il était temps d’avancer. Il devait vraiment rendre son esprit complètement imperméable à ces doux moments qui le poignardaient autant qu’ils lui manquaient. Se faire une raison. C’était fini ; elle l’avait écrit noir et blanc. Même s’ils se retrouvaient par moment, plus rien ne pourrait redevenir comme avant. Et ne le reviendrait jamais. Elle ne le voulait plus. Elle l’avait quitté.
Il ravala amèrement se pensées et se concentra un sur son ami. Cherchant soudainement à se raccrocher plus au présent qu’au passé. Parler, se perdre dans leurs chamailleries pour ne plus revenir à elle. S’installer comme il le pouvait dans un monde où son absence finirait par le laisser indifférent. Où son emprise ne serait plus qu’un lointain souvenir que des chaines qui serraient ses poignets.

«
D’ailleurs, t’as encore ronflé comme un porc cette nuit, fit-il semblant de râler, un sourire – pas tout à fait honnête - se dessinant sur ses lèvres. Le phacochère te va tellement bien. »









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11.05.18 19:19
Crache le morceauRius & Mav"Arrête de faire ton lourding. T'es plus mignon quand t'es malin." Jesper, Six of Crows (System Of A Down → Aerials)L'un des rares avantages du matin que pouvait constater Maven, c'est qu'au moins, les douches sont quasiment vides. Si ce n'est pas les quelques lève-tôt, dont fait partie Darius. Si d'ordinaire l'Italien est dans les premiers levers, en ce moment, le lion se demande même si son meilleur ami arrive à dormir. Parfois quand il se réveille la nuit, il l'entend gigoter ou soupirer dans son lit, et parfois même, il n'y trouve personne. Le problème, c'est que son frère d'adoption n'est pas du genre à se confier, et c'est peut-être ça, qui l'empêche d'avancer. L'Amérindien n'est pas le meilleur côté conseille, mais il aimerait bien qu'ils en parlent au moins. Mais le jeune Marresh n'est pas du genre à forcer la main. Darius a toujours été plutôt secret, et c'est un choix qu'il respect. Quand il se sentira prêt, alors il lui dira tout ce qui lui pèse, et il sera là pour écouter.

Mais il évite quand même de trop le laisser dans ses pensées. Ressasser toujours les choses, ce n'est pas bon. Ni pour lui, ni pour personne. D'abord parce que Maven se sent coupable, pour quoi . Y a pas besoin de raison. Il aimerait juste pouvoir plus l'aider... Sans compter ce secret qu'il garde sous silence depuis des semaines. Sans compter que même si Jaïna arrive à plus donner le change, il sait que la jeune femme est dans le même état que Darius. Et lui se retrouve au milieu à tenter de combler les fissures comme il peut. Encore une fois, il met sa lourdeur à profit, en jouant les voyeurs au-dessus du mur séparateur de leur douche, faisant hurler l'Italien comme une fille sortant d'un couvent, déclenchant le rire du jeune lion.

-Ah ! Donc tu admets qu'elle est petite, puisqu'il faut tâter pour la trouver. Peut-être même une loupe ! Je t'offrirais ça à Noël. Pour qui tu puisses la trouver pour aller pisser.

Oui, leurs blagues vols pas haut, mais en même temps, il est beaucoup trop tôt pour que Maven soit au top de sa forme de ce côté-là. Au moins, il avait réussi à lui arracher un rictus ! Puisque son meilleur ami daigne sortir de sa douche de désespoir, l'Amérindien se déshabilla à son tour, posant ses affaires propres à l'abri de l'eau, avant de se glisser sous le jet. Automatiquement, ses muscles se détendent et il pousse un bruyant soupir en rejetant la tête en arrière, offrant son visage fatigué à l'eau. Non, il ne fait pas des choses avec ses mains ! Mais Mav' adore les douches, et bien souvent, c'est difficile de le faire sortir de là.

La métisse s'apprêtait à se laver quand Darius lui coupa tout mouvement. C'était vache ! Balancer Shazy comme ça, alors qu'il est tout nu ! Il se sent d'autant plus vulnérable, ce qui est totalement idiot. Sans compter que... Ben balancer la fille qui le fait baver alors qu'il est dans la douche... Nan c'est mal ! Maven secoua la tête avec énergie, refoulant cette idée franchement obscène qui vient s'incruster dans sa petite tête. Shazy avait débarqué en début d'année, emportant avec elle plus ou moins le monde du jeune lion. Le jeune Marresh n'avait jamais oublié son amour d'enfance, il repensait souvent à elle, dans des mimiques, des endroits, parfois avant déjà elle venait s'incruster dans ses rêves.

Des souvenirs de son enfance, bien entendu, puisqu'ils ne c'étaient pas revus depuis plusieurs années. Jusqu'à ce qu'il la croise sur le quai de la gare. Elle et son magnifique et doux sourire et ses cheveux châtains dans lesquelles il rêve d'y glisser ses doigts depuis la rentrée. Malgré ses propres problèmes de cœur, le comportement un peu empoté du lion n'avait pas échappé à Darius, qui n'a pas arrêté de le charrier avec ça depuis. Pas que Maven puisse s'en plaindre, puisque lui-même prenait un malin plaisir à mettre le jeune Belby mal à l'aise au début de sa relation avec jaïna.

- D'abord, ne parle pas d'elle quand je suis dans la douche. C'est malsain. Et ce n'est pas un second choix... Je vous aime tous les deux autant voyons ! Je eux vous épouser tous les deux. Puisque c'est une femme et toi un homme. Polygamie, moi ça me va. Tant que tu ne poses pas tes grosses pattes sur elle.

Genre je partage pas, mais vous, vous devez me partager. En vrai, il fait le rigolo, mais sa Petite Perle arrive à le troubler comme personne d'autre. Peut-être parce qu'il la connaît depuis si longtemps . Il a toujours eu de la peine avec le fait qu'ils se soient éloigné au fur et à mesure du temps. Mais la gent féminine ne lui a jamais fait peur. Shazy, c'est différent. Ce n'est pas quelque chose qu'il peut expliquer. Elle le connaît pourtant mieux que personne, sans aucun doute, malgré la distance qui s'est imposé entre eux. Mais, contrairement à d'autres filles, il n'a pas envie de faire le clown, ou de sortir de grandes répliques un peu bateaux pour la faire rire. C'est tellement bizarre, que lui-même se demande ce qui débloque chez lui parfois.

Tout ce qu'il sait, c'est que quand il la croise dans un couloir, il laisse bien souvent Darius, au milieu de sa phrase, pour aller dire bonjour à Shazy. Comme si quelque chose l'y poussait. Au final, dès le premier soir elle a fait son chemin dans sa tête. Il a imaginé un nombre incalculable de fois comme il aller l'approcher dès le lendemain. Elle lui a souri au détour d'un couloir, et il en a presque renversé leur prof de métamorphose qui se trouvait sur son chemin. Comme un foutu gamin de six ans, il n'avait pas contrôlé ses pieds, ni son palpitant ! Il a fallu bien deux heures de moqueries de Darius, et une bonne dose de son courage disparut pour qu'il daigne aller la trouver en fin de journée.

ça avait été totalement maladroit, mais il avait fini par la faire rire, ce son qu'il n'avait jamais oublié, et il l'avait fixé comme si on lui rendait son bien le plus précieux. Shazy avait violemment rougie en lui demandant pourquoi il la fixait comme ça, et paniqué il avait simplement balancé qu'elle était jolie. Honnêtement, il aurait pu se mettre des baffes, il l'aurait fait ! Bien sûr, elle était jolie ! Elle l'avait toujours été, même quand ils étaient des gamins. Et quand elle a repoussé une mèche de ses cheveux, il l'a vue. Le bracelet qu'il lui avait donné à l'époque, brillait son poignet, sous les reflets du soleil perdu dans le couloir. ça lui a fait un tel choc, que son souffle a pris la poudre d'escampette durant quelques secondes, avant qu'un sourire ne vient se poser sa face de grands crétins.

Les choses n'ont pas beaucoup évolué, probablement parce qu'il ne sait pas comment aborder la chose. Ils n'ont plus 9 ans à présent. C'est une jeune femme, magnifique, douce et intelligente. Lui eh bah... C'est Maven. Il est un peu gamin encore, par forcément la même notion du danger que les autres, et il n'est pas des plus discret. Pourtant, il semble perdre sa grande bouche dès qu'elle arrive dans le coin, ce contentant de la regarder et de la sourire quand elle passe, supportant les railleries des autres devant ce Maven tout timide.

Encore une fois, Maven c'était juste figé dans sa douche en pensant à Shazy, la voix de Darius le ramenant à la réalité. Le lion cligna plusieurs fois des paupières, planté là comme un crétin, avant de se remettre à se laver. Son cerveau a réellement des problèmes quand il s'agit de Petite Perle. Malgré tout, la réplique de son camarade de maison lui arracha un rire moqueur.

-la première fois que je t'ai vue t'était aussi sec qu'un vieux balai. Mais t'a raison, je bave toutes les nuits sur ton joli petit cul. Fait gaffe, un jour tu vas pas t'y attendre et je vais te violer. Mais promis, tu me remercieras le lendemain matin.

Qu'est-ce qu'il faut pas entendre. Peu de personnes arrivent réellement à comprendre cette amitié particulière mais pourtant fusionnel. Étant tous les deux fils uniques, ils se sont trouvés chacun un frère. Et même si certains leur prête une relation bien plus intime, les deux jeunes hommes trouvent ça assez drôle d'en jouer. Maven plus que Darius, possiblement, mais le second ne perd jamais une occasion de rentrer dans son jeu.

Attaquant enfin ses longs cheveux, le jeune Marresh poussa un grognement quand du shampooing vient se perdre dans ses yeux, brulant ses rétines aux passages. Bordel de strangulot. Quand on dit qu'il n'est pas du matin, ce n'est pas pour rien. C'est exactement à ce moment-là que l'Italien lui en fait la réflexion. Pendant que Maven tente de sauver ses rétines en se forçant à les ouvrir sous le jet d'eau afin d'en évacuer le produit, il fit un doigt d'honneur, que seul le mur séparateur pouvait voir. Mais l'intention est là. Est-ce qu'il peut sincèrement lui dire que c'est probablement la présence de Shazy dans son rêve qui l'a réveillé ? Ce serait donner le bâton pour ce faire battre.

-C'toi et ton gros cul qui m'avaient réveillé. On dirait un éléphant quand tu sors du dortoir.

C'est pas totalement faux non plus. Bon, il ne fait pas le bruit d'un mammouth non plus, mais la discrétion n'est pas son amie. Cependant, il ne l'avait pas entendu quitter leur chambre. Il avait juste découvert le lit vide de son meilleur ami, et avait décidé d'aller le rejoindre. Ne voulait pas le laisser se morfondre seul dans son coin... Rien que d'y penser, ce secret tourne dans sa tête et lui donne la terrible envie de prendre ses jambes à son cou. Il soupira avant d'éteindre l'eau une fois sa toilette terminer pour se sécher avec sa serviette.

-Mytho ! Je ne ronfle pas, je respire fort ! Et c'est franchement petit de t'attaquer à mon patronus comme ça ! T'as vue le tien ?! Espèce de moufette.

Il avait fallu qu'ils s'exercent aux sortilèges du patronus, pour qu'un phacochère sorte de sa baguette. On a déjà fait plus classe, mais Maven ça lui convient. à quoi ça sert d'avoir un lion, si tu es con comme une brêle .! Son petit Pumba au moins, connaissait la belle vie, et en profitait, au lieu de se pavaner comme s'il avait un balai enfoncé profondément dans le cul. .
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16.05.18 18:56

ft. Maven Marresh

"Et t’as mis deux mois pour me le dire..?"


Se focalisant sur son meilleur ami et ses imbécilités, Darius chercha à oublier ses peines. La blonde qui pendant un temps fut son encre était devenue un buisson d'épines qui le torturait. Il avait mal. Ça oui, il ne pouvait s'empêcher de le reconnaître chaque jour. S’en voulant même pour ce fait. Surtout après qu'elle lui soit revenue pendant quelques temps. Lui ramenant un espoir qu'il avait tenté d'étouffer mais auquel il avait été si délicieux de céder.
Lui qui avait rêvé pouvoir la récupérer avec de la patience.

Il ne pouvait se cacher qu'il avait voulu tout recommencer à ce moment. Un peu trop accroché à son être pour dire non. Mordu dans l’âme, tant qu’il se sentait capable de lui pardonner. Alors que sa raison lui hurlait de rien faire de tel. Elle ne l’avait pas considéré. Ni lui, ni ses sentiments, ni tout ce temps qu’ils avaient partagés. Crachant avec une putain de lettre sur tout ça. Revenant demander soin et réconfort – ça encore il pouvait le comprendre – pour disparaitre le lendemain comme un fantôme. Elle ne méritait en rien qu'il soit si gentil avec elle. Loin de là.

En écoutant vaguement la voix de son ami, il eut un certain regret. Il s'en voulait véritablement que leur rupture ait tant de conséquences sur d’autres - innocents eux. Skye, par exemple. Darius n'avait plus trop passé de temps avec elle depuis le départ de la blonde bien qu’il voyait qu’elle allait mal. Se disant qu’il avait déjà à gérer ses propres problèmes. Puis surtout Maven qui se montrait extrêmement patient au fils des jours. Acceptant la dualité qui s’était installée entre ses deux meilleurs amis. Formant bien deux camps distincts entre lesquels il jonglait chaque jour.
Darius ne savait pas vraiment comme le remercier alors qu'au fond il se montrait égoïste. Mais ne sachant pas vraiment où était sa propre place dans cette nouvelle configuration, il n’avait voulu se soucier des autres. Super l’ami… Cette constatation lui arracha un soupir agacé.

Pourtant ce matin il se raccrocha à son ami comme une bouée. Peut-être devait-il faire ça ? Chercher à se distraire par toutes les bêtises de cet abruti. Attraper cette main qu’il lui tendait sans arrêt. Sans le forcer à la prendre. Sachant que l’italien mordrait au moment qu’il jugerait propice. Et si cet instant venait d’arriver ? En effet, il était peut-être temps d’accepter le départ de cet amour déchu. Se décrocher, avec toute la peine que ça amènerait, mais qui finirait pas le conduire vers une guérison certaine. Un gout amer le prenant en bouche, mais qui se dissipa lorsqu’il analysa les phrases lancées quelques secondes plus tôt par l’amérindien. He mais, il venait de dire quoi là ?

«
Pourtant hier tu n’arrivais plus à t’assoir à ce que je sache ! »

A vrai dire, il avait hésité entre cette pique, qu’il trouvait particulière douteuse – et graveleuse – et l’une lui rappelant que des deux bonhommes, le plus actif sexuellement était l’italien. Mais ce n’était pas vraiment une chose dont il se sentait fier à l’heure actuelle à vrai dire. Se mordant la langue à cette idée. Jalousant même plutôt son ami avec son attirance pour son amie d’enfance dont il lui avait fréquemment parlé.

Une histoire qu’il trouvait bercée d’une certaine innocence. Il découvrit avec amusement le sourire attendri qu’elle lui provoqua par ailleurs sur le moment, semblant limite trouver cette relation mignonne. Même si le brun se savait incapable de pouvoir en établir une de ce type un jour. En effet les nanas douces ce n’était pas pour lui, ni les rapports qui trainent trop avant de se concrétiser comme c’était le cas pour Maven. Le batteur se trouvant incapable d’avancer d’un pas. Toujours là à côté d’elle avec cet air maladroit en se grattant la nuque alors que ça se voyait que les deux amis d’enfance se plaisaient mutuellement. Comme le nez au milieu de la figure. L’amérindien transporté d’un autre monde une fois en contact visuel avec la silhouette de la brunette, ne se rendant même pas compte qu’il abandonnait son camarade à chaque fois que ses yeux se posaient sur elle. Ce que Darius ne lui reprochait aucunement. Loin de là. Il comprenait et s’éclipsait non sans lui offrir un sourire moqueur. Il lui devait bien ça – Maven s’étant souvent effacé au profit de son ancien couple.

Bien que soupirant à cette relation. Vraiment, l’italien se complaisait bien trop plus avec des femmes au caractère bien trempé qui prenaient les devants dès qu’elles souhaitaient quelque chose – trouvant ça particulièrement sexy d’ailleurs.  De plus il avait tant appris à tenir tête à ces femmes très tôt avec sa famille – ce en quoi il avait excellait avec Jaïna par la suite, expliquant la bonne balance dans leur ancienne relation – et n’ignorait pas que si cette dynamique manquait à son couple, il n’y accrocherait pas. Agacé en voyant la lenteur et le manque de piquant entre les deux amérindiens. Il aurait bien voulu secouer Maven. Ou attraper sa tête pour la coller à celle de la belle métisse. Comparant en soupirant ses premiers pas avec Jaïna avec les leurs.

Il remarqua avec ironie que les deux couples avaient pris chacun l’inverse du chemin de l’autre. Maven et Shazy connaissaient les sentiments avant l’attrait physique, alors que Darius et Jaïna avaient eu une première approche physique avant d’accepter leur attachement mutuel – bien que lorsqu’ils jouaient en soirée, ils se plaisaient déjà beaucoup.
Tout comme chacun était l’opposé dans leurs amitiés respectives, que ce soit entre Darius et Maven ou bien Jaïna et Shazy.

Il eut un roulement des yeux quand il entendit son ami pousser son soupir quand l’eau fut actionnée dans sa cabine. Arquant un sourcil. Il faisait l’amour à de la flotte ou quoi ? Mais se garda de la vanne, aussitôt happé par les prochaines paroles de son ami. Auxquelles il ne put s’empêcher de glisser une nouvelle vanne – cachant d’une certaine manière l’avertissement qu’il cherchait à donne à son ami :

«
Ton côté peu partageur me ferait presque mal. Mais je trouve ça bien que tu sois pour la polygamie. C’est déjà ça quand il faudra que tu te fasses aussi à la polyandrie. »

En effet Shazy était tout à fait mignonne. Nouvelle tout juste arrivée, apportant avec ses bagages et ses beaux yeux sombres une vague de fraîcheur qui n’avait pas manquée d’émoustiller certains des garçons. Observant cette silhouette avec intérêt. Les regards de certains se faisaient d’ailleurs moins discrets après le passage de la jeune brune dernièrement. Et bien entendu, Maven n’avait rien remarqué. Les yeux bien trop occupés pas elle pour analyser ce qui se passait autour d’eux.
L’italien n’en avait jamais vraiment touché un mot aux moments où il les remarquait, sachant très bien que l’amérindien aurait sauté au cou du premier qu’il verrait faire. Il espérait alors, avec beaucoup de patience, que Maven fasse rapidement le premier pas. Ne comprenant même pas ce qui l’en empêchait. Elle aurait pu porter un écriteau où clignotait « Embrasse-moi » autour du cou que ça aurait été la même.

S’apprêtant à dire à nouveau une phrase sur la belle de son meilleur ami, il se reprit en entendant son camarade scander à nouveau des âneries – plutôt crues cette fois-ci. Qui lui laissèrent une image affreuse en tête. Frissonnant de dégout alors qu’il enfilait ses chaussettes. Eurk !

«
Tant de tendresse de bon matin. Tu me ferais presque pleurer tu sais avec de si beaux mots d’amour, riposta-t-il. »

Il sut que tout son cynisme pouvait s’entendre dans son ton. Mais il s’en moqua. Affichant plutôt un grand sourire alors qu’il enfonçait une jambe dans son pantalon. En y pensant, ce n’était pas étonnant que certains se fassent des idées sur la nature de leur relation. Ce qui amusait bien plus l’amérindien que l’européen. Mais Darius savait qu’il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, alimentant ce jeu entre eux quotidiennement. Bien qu’il trouvait ça affreusement ironique que certains se fassent des idées aussi rapidement, surtout quand on savait que les deux garçons avaient chacun le cœur harponné par un membre de la gente féminine. Tous deux adoptant même parfois une soumission à ces demoiselles et leur bon vouloir – surtout à l’heure actuelle pour le latin.

Face à cette constatation, il remarqua qu’il en revenait toujours au même point : Elle, et en eut assez alors qu’il laçait ses chaussures vigoureusement. Surtout qu’il devait se décider maintenant de son avenir. Il repensa à la lettre de son père, et la proposition qu’elle contenait. Une opportunité en or pour l’italien bien trop sélectif – et chiant, on pouvait être honnête - quant à son éducation. Etait-il vraiment prêt à laisser cette possibilité s’évanouir pour une jeune femme dont il apercevait à peine la silhouette à l’heure actuelle ?
Il le savait, s’il refusait, il pouvait dire adieu à son envie de devenir Médicomage. Pourtant, le destin tout entier semblait lui dire de s’accrocher à ce projet de carrière.

Après tout le métier l’attirait depuis bien longtemps. L’intérêt revenant par phase alors quand il réussissait à se rappeler pourquoi il ne pensait pouvoir réussir. Venant le hanter de temps à autres de façon périodique mais dont les temps de repos se raccourcissaient plus le temps passait. Cette envie de pouvoir être utile. Aider les gens. Il ne supportait pas l’idée d’être à nouveau impuissant comme il l’avait été face au dos mutilé de la blonde. Ce souvenir lui provoqua une chair de poule. Il savait qu’elle était passée de peu à côté d’une mort certaine – revoyant l’image dans une horreur infinie par moment. Dont la cause aurait pu être autant les griffes et la gueule de la bête, que l’interminable hémorragie provenant de l’immense  blessure que ce monstre avait faite.
Car oui, même si Darius n’était pas de ceux qui jugeaient les loups garous comme des êtres maudits, il n’avait pas d’autre mot pour décrire la sauvagerie et le danger que le mutant avait représenté une fois transformé. Perdant toute son humanité – déjà que le gusse de base n’en était pas tant pourvu.

Les cheveux légèrement séchés par la serviette, ou tout moins ne goutant plus partout, il enfonça son t-shirt sur son crâne. Venant aplatir sur sa tête ses mèches volumineuses auxquelles il redonna vite fait de l’allure en passant ses doigts à travers eux pour les brosser. Ses longues ondulations encore humides venant couler le long de ses épaules. Il attrapa un gilet dont il se vêtit en dernière couche alors que Maven lui annonçait que c’était de sa faute s’il était déjà debout à une heure pareille.

Pendant un instant Darius ne sût si c’était encore un fait inventé ou non. Exagéré ça il en était certain, s’appliquant chaque matin à faire le moins de bruit possible bien que dans un dortoir silencieux le moindre mouvement pouvait se percevoir.

«
Bichette. Tu as bien le sommeil léger, dis donc. Ou alors ce sont peut être tes hormones qui te gardent éveillé comme ça ? »

A vrai dire, l’italien cherchait surtout à noyer le poisson. Il avait totalement conscience que dernièrement, son sommeil était complètement détraqué. Ne le trouvant même plus certaine nuit. Il en devenait épuisé à se torturer l’esprit chaque soir avec ce sentiment de solitude qui lui prenait le ventre, laissant son cœur et lui échoués sur son oreiller. Il avait du mal encore à concevoir ce qu’il avait fait pour qu’elle reparte à nouveau. Se demandant même s’il ne la dégoutait pas finalement pour qu’elle le quitte une seconde fois sans préavis.
Se torturant l’esprit avec ses démons – ou plutôt son petit démon. Il en avait clairement assez. Sacrifiant depuis peu son appétit, son sommeil, et maintenant jugeant de son avenir pour savoir s’il n’allait pas le monter sur l’autel de cérémonie lui aussi. Est-ce qu’une rupture devait vraiment avoir ces allures de tortures ?

Il le savait. La situation dans laquelle il vivait ne lui permettait pas de guérir rapidement et sainement. Ni de vraiment se détacher. La voir chaque jour, avoir les mêmes amis, partager certains cours ensemble, se croiser dans la salle commune et même parfois dans son dortoir. Cela devenait étouffant, alors qu’il cherchait juste de l’air frais pour respirer. Pensant peut être enfin à en parler avec son meilleur ami. Alléger peut être ses épaules d’une certaine manière et écouter ce qu’une tierce personne pouvait bien lui dire.
Mais ce dernier finit encore par le distraire par sa réplique bien sentie sur leurs Patronus respectifs.

«
Mouffette ? s’étrangla-t-il un instant. C’est un Mangouste du gland ! Puis prends pas ton cas pour généralité. Celui de nous deux qui sent fort : c’est toi, pas moi ! »

Ce type de chamaillerie sur les animaux totems, ils ne cessaient tous les deux de les faire depuis qu’ils avaient découvert chacun le leur en cinquième année. Darius se souvint lorsque la forme du Patronus corporel de Maven était apparue la première fois et surtout de son fou rire ainsi que des vannes en découlèrent aussitôt à l’encontre de l’amérindien. Ne cessant pas même lorsque son camarade lui rappelait qu’il pouvait bien rire : lui au moins avait réussi l’exercice. Darius non.
C’est alors qu’un ange blond passa à côté d’eux, leur offrant un beau sourire à chacun ainsi qu’un petit pincement discret sur sa fesse droite pour l’italien que lui seul perçut mais qui déstabilisa totalement d’un coup. Se tournant sur son passage vers cette silhouette vaporeuse qui filait entre les bureaux avant de se poser sur l’un d’eux.

A l’époque, lui et elle se cherchaient déjà beaucoup. S’étant éclipsés de nombreuses fois en soirée pour fumer, et aussi accessoirement s’attarder sur les lèvres l’un de l’autre. Le brun n’avait jamais pu cacher son attirance pour la jeune femme qu’il trouvait extrêmement attirante, avec un tempérament qui révélait autant de son ambition que de son intelligence. L’observant de plus en plus en cours et se permettant par moment de l’attraper par le poignet pour la trainer avec lui dans un placard. Il se sentait progressivement lier son âme à elle avec une certaine réticence. Mais cette attraction qu’elle exerçait sur lui inhibant toute tentative de raison.
Il fut troublé mais en même temps chercha à se concentrer à nouveau sur un souvenir puissant. Un souvenir heureux qui puisse le combler et réussir enfin l’exercice demandé.

Son esprit s’évada un instant dans sa mémoire et vint se percuter à plusieurs bons moments qu’il chérissait au creux de sa tête. Il finit finalement par en mélanger plusieurs, combinant même certains avec des éléments de ses désirs. Voyant la terrasse en Sardaigne au milieu de sa famille, le son de mer revenant inlassablement au rythme des vagues. Il se souvint de l’odeur des repas préparés par mères de la maison. Sentant une main dans ses cheveux, alors que des reflets blonds vinrent le chatouiller au coin de l’œil. Ce fut le moment propice pour lui de lancer le sort.

«
Expecto Patronum ! »

Il sortit de sa baguette un léger filet d’argent qui au sol, dans un nuage délicat, prit la forme d’un petit animal. Un rongeur comprit-il aux premiers abords lorsque ce dernier tourna son museau vers lui – non sans un peu le décevoir sur le moment. Faisant danser sur son pelage ses rayures de petit bagnard avant de soudainement se redresser sur ses pattes arrières, comme alerté par quelque chose dans la pièce et de filer entre les pieds.Fondant avec agilité à travers les élèves alors que l’italien le suivait du regard étonné, découvrant – mi-gêné, mi-amusé – sa cible : une vipère du même argent scintillant, que son rongeur faucha les faisant disparaitre dans un féérique nuage voluptueux.
Ses yeux bruns se relevèrent vers la maitresse du reptile qui venait de se faire attaquer. Découvrant, alors que le rire moqueur de Maven faisait écho derrière lui, les yeux bleus dans lesquels il s’était perdu le samedi précédent. La mangouste et le serpent se faisant face. Elle ; et toujours elle.

Son ventre se serra à cette remémoration. Elle avait été là à chaque instant. Il se demandait même si la nature de sa présence dans ce faux souvenir n’avait pas influé sur le petit animal qui était sorti de sa baguette ce jour-là.
Il sortit de la cabine de douche. Une nouvelle fois assommé, et épuisé par la définition de son être dont il avait fait d’elle un des facteurs principaux dernièrement. Il ne pouvait plus continuer comme ça. Il devait s’en détacher.

Se retrouvant à nouveau face au miroir devant lequel il s’était posé précédemment, il fut dégouté par ce qu’il voyait. Ce reflet fade de lui-même démontrant bien au combien il perdait pied. Et surtout sa liberté. Elle ne le méritait même pas. Il devait se réveiller et aller de l’avant. Ne plus la laisser régir son semblant de vie, alors qu’elle en fuyait totalement les commandes. Elle l’avait abandonné. Alors qu’il en fasse de même avec ses sentiments
Bien décidé pour une fois, mais encore un peu gêné à l’idée d’en parler. Il n’était vraiment pas fait pour s’étendre sur ses problèmes. L’écoulement de l’eau s’éteignit à ce moment dans la cabine de son ami. Il releva les yeux sur son visage, se mordant la lèvre. Peut-être que c’était le moment..? Sur un moment d’impulsivité il prit sa décision. Bien que maladroitement, ne sachant comment amener le sujet sur la table. Cherchant une première approche, il se racla la gorge.

«
Désolé si je t’ai réveillé en tout cas. Je ne dors pas bien en ce moment... »

Incapable de vraiment lui déballer son sac d’entrée de jeu. Encore un peu sur la réserve. Espérant que Maven comprendrait la perche qu’il venait de lui tendre. Dans l’idée que l’amérindien prendrait très rapidement conscience que Darius au lieu d’ignorer et faire semblant d’aller bien venait de souligner l’une de ses premières failles.









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28.05.18 20:07
Crache le morceauRius & Mav"Arrête de faire ton lourding. T'es plus mignon quand t'es malin." Jesper, Six of Crows (System Of A Down → Aerials)C'est probablement pour leurs différences mais aussi pour leurs complicités que l'amitié entre Darius et Maven est vite devenu un lien fraternel. Si l'amérindien et une véritable sirène sur pattes, toujours à hurler à droite et à gauche sa bonne humeur, à rire de tout, à avoir une capacité de concentration proche du zéro, l'Italien en est tout le contraire. Tout comme leurs origines, visiblement. Mais malgré cette distance entre eux, l'un le soleil, l'autre la lune, ils ont réussi à former une sorte d'équilibre. Ainsi, malgré la folie manifeste du jeune Marresh, Darius n'hésite jamais bien longtemps à sauter à pieds joints dans son petit numéro de théâtre afin de lui donner la réplique. Ce matin-là encore, arrachant une sorte de gargouillis à Maven, entre le rire et l'indignation d'une telle insinuation.

-Pas à cause de ton asticot, si c'est ce que tu sous-entends ! à part le sentir remuer, je n'ai pas senti grand-chose d'autre.

Dire qu'en ce moment les deux jeunes gens se balancent des blagues pour tenter de penser un peu à autres choses qu'à leurs problèmes de cœurs. Parce que même si tout aller bien avec Shazy, il y avait quand même quelques buches. Et la plupart d'entre elles, c'est probablement Maven tout seul qui les imposait. Leurs retrouvailles avaient été un peu brutales, sentimentalement parlant. Comme des vagues qui se fracassent sur les rivages, tout ce qu'il pensait appartenir plus ou moins au passé, il se l'est pris en pleine gueule au moment où elle s'est plantée devant lui dans le couloir, pour lui demander si c'était bien lui. À présent, à chaque fois que l'amérindien croise cette "amie d'enfance", son cerveau déconne encore plus d'ordinaire et en plus d'être aussi simplet qu'une bille de bois, il se retrouve totalement maladroit.

Le jeune Marresh n'arrive plus à faire le tri dans ses pensées, entre ce qu'il a envie de faire, ce qu'il ne faut pas faire et ceux avec quoi sa Petite Perle pourrait potentiellement être d'accord. En somme, au contraire d'ordinaire, il réfléchit peut-être tellement trop... Que ça ne donne rien d'autre qu'un gros trou noir. Les deux hopis sont proches, autant qu'avant, peut-être plus à présent, lié par cette attirance entre eux, et pourtant, il fait du sur place... Et il ne sait pas trop pourquoi. Ce n'est pas l'envie qui lui manque de l'embrasser, bien différemment de quand ils étaient enfants, mais à croire qu'à présent le destin se joue de lui, car à chaque fois que le lion est décidé à mettre son plan à exécution, quelque chose vient faucher l'un ou l'autre à d'obligations.

Sans compter peut-être qu'il se sent un peu coupable. Est-ce qu'il pourrait étaler sans gêne le fait d'être plus que surexcité d'être enfin avec celle qui l'obsède devant celui qu'il considère comme son frère, alors que lui vient de perdre sa muse ? Rien que d'y penser, il ne sait pas trop qu'en songer ni quoi faire. certes, il se sent capable de ne pas étaler ce bonheur devant son ami, mais il ne souhaiterait pas non plus blesser Shazy, dans l'hypothèse où cela arriverait, si elle venait à croire qu'il n'en avait pas grand-chose à faire de leurs relations... Définitivement, il réfléchit trop, mais il se préoccupe de l'un, comme de l'autre. Le lion continuait sa toilette, totalement perdu dans son dilemme, quand les paroles de Darius mirent un frein violent à toute réflexion. Ses sourcils se froncèrent, alors qu'il se tourna vers la porte de sa douche, comme s'il s'adressait en personne à sa camarade de maison.

-Comment ça "polyandrie" ? Qu'est-ce que tu débites comme conneries, encore ? Qui la regarde ?

Pas qu'il ne sache pas ce que ce mot veut dire, bien que les gens pensent le contraire de sa personne, Maven a une certaine culture. Sachez que les anciens de la tribu, et ses propres parents n'ont jamais accepté le fait d'avoir des Incultes dans leurs rangs. Certes il faisait l'idiot et n'était pas attentif, tout comme certaine partie de leur culture diverge, mais il a toujours enregistré ce qu'on lui inculque. Ne serait-ce que pour une question de respect.

Le point étant, qu'il n'a jamais vue quiconque baver sur sa Shazy. Et qu'il valait mieux pas. En soi, il n'a pas grand-chose à dire. La jolie Loloma n'est pas officiellement sa petite amie. Ils n'ont même pas partagé quelque chose qui conduit vers cette route. Elle est magnifique et très intelligente, mais que d'imaginer qu'elle puisse se tourner vers quelqu'un d'autre, ça lui retourne l'estomac, lui coupant presque le souffle. Est-ce qu'il a sincèrement été aussi aveugle que ça, où Darius essaye-t-il de le bouger ? Aller savoir comment, et bien souvent, en réalité, la conversation se détourna vers la soi-disant relation homosexuel, largement exagéré, entre Maven et son meilleur ami. Malgré ses doutes sur sa douce, l'amérindien ne put retenir un éclat de rire sur sa repartie.

-Tu veux que je t'apporte un mouchoir ?

Finissant de se débarrasser du shampooing dans ses cheveux - et ses yeux, comme quoi il n'est pas vraiment du matin - Darius souligna que c'était bien extraordinaire de le voir si tôt, les deux yeux ouverts. L'amérindien en avait un peu profité, pour débuter doucement le sujet comme quoi son ami dormait de plus en plus mal c'est dernier temps. Prenant comme excuse que c'était lui qui l'avait réveillé en faisant un bruit de tous les diables. Mais comme bien souvent, l'Italien fit une parade et répondit dans un semblant de légèreté, tout en tendant de nouveau le piège, pour le jeune Marresh cette fois. Maven grimaça légèrement, avant de soupirer. Il aimerait bien parfois que Darius lui face un peu plus confiance, mais ce n'est pas à lui de le pousser dans la confidence s'il n'en a pas envie...

-Peut-être bien. J'admets que je ne voyais pas Morphée aussi dépravée. Visiblement, elle a beaucoup d'idées. Ou j'ai un problème.

À quoi bon le nier de toute façon ? Bon, il ne "voit" pas dans les détails hein, ce n'est pas un pervers ! Mais forçait d'admettre qu'il est un peu frustré dans sa relation avec Shazy, par sa propre faute, il veut bien le dire. Et puis, ce n'est pas comme s'il pouvait contrôler ses rêves de toute façon. La voix franchement outrée de son meilleur ami finit par lui mettre du baume au cœur et lui arracher un éclat de rire. Mince ! Il a manqué de voir sa tête de choquer ! S'attaquer au patronus de Darius, c'est toute une histoire, qui ne manque jamais de faire rire l'Amérindien.

-Et c'quoi la différence ? On dirait un truc qu'on accroche au porte-clés des moldus ! Et si je sens fort, c'est que je fais du sport, moi !

Excuse plutôt nul, puisque bien souvent, Darius et Maven font du sport ensemble. Loin de là les esprits pervers, ils font du jogging, un peu de muscul', l'orgie n'étant pas encore au programme. Bien que leurs blagues sur ce sujet n'ait pas de limite, ils ne sont pas non plus du manche à balai. Sortant finalement de sa cabine de douche, habillé de pied en cap, en train de sécher vigoureusement sa crinière avec une serviette, il remarque l'italien, planté comme une statue devant le miroir. L'amérindien hausse un instant les sourcils, se demandant bien s'il ne c'était pas véritablement pris un sort, ou bien s'il ne devait pas s'éclipser pour le laisser seul. Décidant de faire comme s'il n'avait rien vu, il abandonna sa serviette pour attraper sa brosse à dents et son dentifrice, continuant sa petite vie.

Mais Darius prit la décision averse. Sa phrase le prit de court, le forçant à lever son regard vers lui. L'amérindien resta un moment silencieux, à dévisager son frère. Il ne fallait pas être devin, pour se rendre compte que le jeune homme ne va pas au mieux de sa forme. Il avait perdu du poids, Maven l'avait constaté. Sans compter son air triste qui le suit à chaque pas, malgré l'ombre d'un sourire qui en berne plus d'un, et les poches aussi grandes que des pierres tombales sous ses yeux. Même ses cheveux semblaient faire grise mine, de pair avec le reste. Et le jeune Marresh avait épuisé toutes ses ressources pour lui tenter de lui venir en aide. Jusqu'à vaguement à parler à jaïna, et au final, tout ce qu'il a récolté, c'est un secret encore plus lourd. Qui le fait se sentir un peu plus coupable encore.

Est-ce que s'il balance sa bombe maintenant, il se décidera à venir en aide à celle qu'il aime et cela pourra les rabibocher, ou, comme il le pense, l'italien, bien trop baigné dans la fierté de ses racines, n'entendra que le mot "mariage" et s'enfoncera un peu plus dans sa déprime ? Les lèvres pincées, il finit par soupirer, déposant ses affaires proches d'un lavabo, avant de se tourner complètement vers Darius.

-Je m'en suis rendu compte, oui. Tu gigotes beaucoup. Tu dors pas longtemps, voir pas du tout parfois... C'est Jaïna ? Vous avez... Discutez, récemment ?

Maven avait imposé l'ultimatum à son amie il y a peu. Soit elle lui avouer, soit il le faisait. Mais depuis, la lionne prenait la poudre d'escampette dès qu'elle le croisait, empêchant le rouge de savoir si elle avait enfin craché le morceau ou non. .
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02.06.18 10:06

ft. Maven Marresh

"Et t’as mis deux mois pour me le dire..?"


Les sourcils se haussant en entendant le drôle de bruit, ses yeux bruns convergèrent vers la cabine dans laquelle se trouvait Maven. On aurait dit le son de quelqu’un qui faisait des bulles sous l’eau. Drôle de passe-temps après dix-sept années d’écoulées, qui étira les lèvres de Darius. Accompagnant très vite ce dernier d’un rire franc qu’il ne put s’empêcher de laisser s’échapper de ses lèvres. Le seul honnête depuis bien longtemps. Il n’y avait vraiment que son meilleur ami et ses conneries pour lui changer les idées. Lui apportant de nouveau une certaine humeur taquine qu’il suivit pour lui rétorquer, le rire dans sa voix :

«
Tu dis ça mais le souvenir te fait tellement de l’effet que tu te noies. Sale tanche va. »

Essuyant ce sourire qui s’effaça lentement de son visage alors qu’il sortait de sa cabine. Il attendit tout de même un peu que le brun ne se manifeste, cherchant à provoquer chez lui un certain électrochoc pour le faire réagir quant à l’attention de la gente masculine qu’happait cette petite Amérindienne qui le rendait si con.

Sur ce dernier point, Darius eut un léger sourire en se remémorant les dernières semaines passées où autant le premier Gryffondor que l’autre avait pu se rapprocher de leur belle respective. Frôlant pendant quelques semaines cette impression que tout était comme avant. Jaïna s’était rejointe de plus en plus aux deux Rouge et Or de nouveau, reformant leur trio de l’année précédente. L’Italien en avait été si soulagé, et si agréablement surpris de la voir se laisser aller dans ce moment d’accalmie avec lui. Il eut même l’impression qu’elle le revoyait – en quelques sortes. De compter de nouveau. Son cœur s’emballant à ces sourires qu’ils avaient partagés brièvement. Repartageant cette complicité qu’ils avaient établie l’année précédente.

Loin de cette séparation dont personne ne parlait, bien qu’incapable de vraiment se montrer de nouveau comme un couple. Mais gardant tous deux cette tendresse qu’ils savaient déceler chez l’autre. A la fois frustrante et tellement bienfaitrice tant le jeune sorcier se gonflait d’espoirs à ce rapprochement pour lequel il avait tant prié. S’hurlant intérieurement de ne pas la brusquer, la laisser venir et l’accueillir du mieux qu’il le pouvait. Lui qui avait bien cru la perdre définitivement.
Comme réveillé subitement. Il avait surtout refusé de lui lâcher la main après cette soirée d’horreur. Et l’avait soutenue à sa façon. Acceptant de l’aider pour ses pansements, l’accompagner à ses rendez-vous à l’infirmerie, serrer ses doigts entre les siens quand ils venaient à croiser l’autre bête pour l’entrainer loin de son sillage. Après tout, elle ne pouvait pas le tromper lui : elle était encore effrayée et il le ressentait.

A vrai dire aussi, pour avoir été présent ce soir-là, Darius ne pouvait que comprendre cette peur qu’elle ne savait contrôler. Même lui avait bien cru la perdre entre les griffes de l’animal. L’image de son corps étalé au milieu de ce couloir, baignant dans une mare de sang – son sang qui est plus est… Il en était parcouru de sueurs froides rien que d’y penser.
D’ailleurs, il ne parlait jamais directement de cette soirée avec elle, ne lui ayant même pas expliqué ce qu’il s’était passé une fois que sa tête avait cogné le sol, la laissant inconsciente – de son propre sort comme de ceux de chaque personne qui se trouvaient là. Ce combat, cette fuite où le jeune homme s’était accroché à ses souffles bien trop courts, croyant lui-même mourir de peur mais ne pouvait se résoudre à ce qu’elle l’abandonne définitivement. Elle n’en avait pas le droit. Un véritable cauchemar éveillé qu’il n’avait souhaité partagé avec elle.

Pour être honnête, la seule personne à l’avoir entendu en parler, relater chaque évènement avec son ressenti réel, fut Maven. Toujours lui. L’Amérindien s’était réveillé le lendemain de la nuit d’horreur avec pour seule image son frère de cœur rentrant dans leur dortoir, la chemise immaculée de sang. L’air complètement abasourdi alors qu’il lui annonçait l’attaque, l’état de Jaïna, sans aucun filtre quant à la brutalité de ces instants. Parfois ne retenant même pas ces larmes muettes qui lui avaient échappées sous l’émotion. Partageant sa colère envers lui-même de n’avoir su la protéger, son inquiétude ; la terreur qui retombait finalement. Darius comprenant qu’il aurait pu lui-même perdre la vie. Chose qu’il avait oublié tant il s’était battu pour ramener la blonde à temps. Pour qu’on la soigne. Pour qu’elle vive.

Depuis cet effondrement littéral face à son ami, il n’avait jamais pu en reparler avec autant d’honnêteté. Gardant une crainte irrationnelle de ces images que seuls les sourires de la jeune femme savaient apaiser. Se soignant d’une certaine façon lors de ces nuits où elle le rejoignait. Elle aussi rongée par des peurs si cruelles, qu’elle ne savait y faire face toute seule sur l’instant. Lui se rassurant de sa présence, la tenant aussi prêt de lui que cette blessure immense dans son dos lui permettait. Repassant sans cesse ses doigts sur les traits fins de son visage, pour les mémoriser encore et encore de peur qu’ils ne disparaissent. Il lui répondait toujours à ce doux sourire qu’elle lui offrait. Caressait ses bras, se voulant délicat et bienveillant à la fois. Heureux de pouvoir la calmer ne serait-ce qu’un peu et lui susurrer divers mots pour l’apaiser. Il y perdait souvent le sommeil en attendant qu’elle s’endorme avant qu’il n’en fasse de même, pour s’assurer qu’elle se repose un peu. De ne pas la laisser seule la moindre minute possible.

Même à cette époque, avec leurs retrouvailles - et ces liens qui s’unissaient de nouveau - le manque de sommeil lui semblait être une bénédiction. Pouvant s’endormir un peu sur l’épaule de la blonde la journée quand ils restaient dans le parc, plantés au pied d’un arbre par Maven qui peu avant les accompagnaient mais avait décidé de s’échapper. Courant au loin pour rejoindre sa bleue plus bas au bord du lac. Enveloppés dans ce magnifique tableau d’oranges et de rouges qui encadraient les arbres. Apportant une splendide atmosphère mélancolique.

Souvent le petit couple s’était moqué de leur ami incroyablement maladroit instantanément quand il se trouvait en présence de son amie d’enfance. Ils l’avaient souvent observé faire, ricanant de lui avec une bienveillance qui démontrait tout leur attachement pour sa personne. Avant de se perdre dans la présence de l’autre. Rassurés. Retrouvant une part d’eux-mêmes qu’on leur avait arraché en début d’année. Bercés par ce temps d’automne qui commençait à leur mordre la peau – les préservant des autres élèves bien trop frileux pour venir les déranger.

Il était même arrivé que Maven et Shazy se joignent à eux. Leur donnant ce genre d’étranges sorties à deux couples – mais où aucun n’en était vraiment un. Pourtant où chaque protagoniste ressentait les attachements par pairs des deux autres. Et profitant de ce moment de répit avec une légèreté qui semblait si étrangère aux yeux de l’italien maintenant.

Pourtant, maintenant qu’il y pensait, il se souvint avoir souvent vu dans le paysage plusieurs regards masculins s’attarder sur eux. Les mêmes qu’il avait constaté aux passages de Shazy. Ayant même parfois intercepté des commentaires justement sur cette nouvelle tête qui leur apportait à tous un peu de renouveau. D’un côté, l’Italien comprenait ses camarades. Tous collés aux mêmes personnes depuis plus de six ans. Et s’amusait de l’effervescence que cette nouvelle silhouette pouvait susciter.

Mais parfois trouvait ça incroyablement étouffant pour son ami. A vrai dire, l’Italien avait lui-même déjà vécu cette situation – et le vivait encore par moment. Ayant souvent surpris les regards couler sur sa blonde. Autant avant qu’ils soient ensemble, que pendant qu’ils étaient en couple et qu’après s’être séparés. La jalousie lui en avait souvent empoissonné le cœur.
Il savait ce que c’était que la situation de Maven autant que les conséquences qu’elle pouvait générer, s’étant déjà accroché avec plusieurs autres garçons à ce sujet. Ainsi, maintenant il flottait dans une incertitude générale. Partagé entre l’envie de prévenir son ami, comme de l’en préserver. Mais au final optant pour une option intermédiaire : le pousser à agir. D’ailleurs pourquoi ça prenait autant de temps hein entre lui et Shazy ?

Il fronça du nez en percevant la voix de son ami. Sans oublier de rouler des yeux quant à sa réaction.

«
Tu sais aussi bien que moi que Shazy est pas bête, et loin d’être moche. Tu penses vraiment être le seul qui puisse s’intéresser à elle ? Il fit une pause pour remettre sa montre à son poignet, avant d’ajouter : C’est comme si tu mettais un nouvel agneau bien appétissant dans la bergerie. Tu crois que la meute de loups ne l’a pas remarqué ? »

Non fier de sa métaphore qui lui fit dodeliner de la tête, il finit par sourire maussadement. L’envie de secouer parfois Maven lui prenant les tripes. Si cette fille lui plaisait à quoi bon attendre et risquer qu’elle parte avec un autre ? Il avait l’exemple parfait de ce que c’était que de perdre quelqu’un de cher à ses yeux, chaque jour, à ses côtés. A deux pas de lui dans le dortoir. La chose s’étant même produite deux fois puisque l’Italien revivait à nouveau le départ non expliqué de Jaïna. Et il ne souhaitait ça à personne.

Surtout pas à son meilleur ami dont il avait vu le regard qui pétillait quand il se posait sur la Serdaigle. Cet air bien moins confiant qui le possédait. Et pouvait le dire haut et fort : son ami finirait amoureux de la belle venue d’au-delà de l’Atlantique d’ici peu. Deviendrait attaché à la patte comme l’était Darius par ce sentiment à la fois destructeur que bienveillant. Mais lui au moins avait la possibilité que les choses aillent dans le bon sens. Alors qu’il arrête de trainer les pieds comme il le faisait actuellement. Mais ce que le jeune sorcier ignorait, c’était qu’il était justement lui-même une des raisons aux réticences de son meilleur ami.

S’il l’avait appris surement aurait-il rit au nez du batteur. L’enguirlandant comme on le faisait avec un enfant qui avait fait une bêtise, lui répétant ô combien il était bête d’agir ainsi. Darius n’avait pas à être pris en compte dans l’histoire entre les deux amis d’enfance qui se plaisaient énormément. Il ne voulait pas être un frein pour eux. Et certes, il aurait surement ces petits passages d’envie, mais ça il était le seul à devoir les gérer. Pas Maven. Bien qu’en parallèle, fusse-t-il extrêmement touché de ce sacrifice qu’effectuait son ami à son égard.
Mais son histoire avec Jaïna avait surement déjà dû bien assez prendre la tête l’Amérindien avec toutes les bêtises qu’elle engendrait que jamais l’Italien n’aurait accepté plus d’efforts de la part de cet ami. Ne s’imaginant même pas la portée de ce que justement son frère de cœur endurait, avec un lourd secret notamment.

Alors, ignorant, il resta là à bougonner. Bien que ses lèvres s’étirant doucement quand l’Amérindien se mit à rire à leurs vannes habituelles. A vrai dire, si l’on avait demandé à Darius pourquoi se charriaient-ils toujours avec ce genre de propos, le brun aurait surement haussé les épaules. Incapable de répondre si ce ne serait un superbe sourire honnête accompagné d’un splendide : « Je sais pas, parce que c’est marrant ».
Ils avaient toujours eu l’habitude de donner ce genre de spectacle. Même les années précédentes. Ainsi que même en présence de l’ex du jeune Belby lorsqu’ils étaient encore ensemble. Souvent d’ailleurs s’était-elle  frappée le front avec la paume de sa main face à leurs imbécilités. Mais ils étaient comme ça. Cherchant chacun à avoir le dernier mot, même si cela signifiait s’enfoncer dans leur imbécilité commune. Comme à cet instant précis :

«
Nan, je veux plus rien de toi. Tu m’as brisé le cœur. »

Mais son sourire s’agrandit un peu plus à la réponse de son ami quant à ses rêves. Au moins il y en avait un qui était gâté par ses propres visions nocturnes. Darius ne les rencontrait plus les siens depuis un moment. Tombant de fatigue quand ses yeux finissaient par ses fermer, pour les rouvrir à l’aube, par habitude. Toujours avec le poids sur le cœur alors qu’il reprenait conscience de sa situation actuelle à chaque réveil. La gorge se nouant aussitôt. Se rendant compte qu’il attendait après une ombre. Impuissant en apercevant la blonde de nouveau lui glisser entre les doigts avec la peine de son absence qui l’accompagnait. Incapable de se battre une nouvelle fois tant il se sentait épuisé. Parfois décidant de la confronter mais perdant tout espoir en l’observant fuir au loin.
Le regard triste sur cette situation qu’il ne faisait que subir. Dans l’impossibilité de savoir où il avait fauté sur cette récidive. Et parfois même se questionnant si la nature du problème fondamental n’était pas lui tout bêtement. La laissant user de lui comme d’un kleenex pour le jeter une fois utilisé. Il était devenu un vulgaire outil. Ces instants de tendresse récents, il avait dû les rêver alors.

Se pinçant les lèvres il voulut tout de même se raccrocher à son ami et ce que ce dernier vivait cette année. C’était super ce qu’il lui arrivait après tout. Retrouver cette fille qui avait peint son enfance de milles couleurs si merveilleuses que l’histoire arrivait presque à toucher l’Italien. Vraiment, certains avaient de la chance que le monde soit si petit.
Il voulut tout de même mesurer les limites de son ami quant à la jeune femme. Voir combien il était mordu. L’humeur taquine venant réchauffer son pauvre cœur meurtri.

«
Je pense que tu as un problème, rigola-t-il bienveillant. Juste par curiosité, quelle était la couleur de la culotte de Shazy ? Rouge ? Ou alors noire peut être ?... Attend, elle en avait une au moins dans ton rêve ? »

Le sourire encore aux lèvres alors qu’il attendait la réaction à venir. Se demandant si Maven allait faire la prude quand on parlait de sa Petite Perle, ou jouer le jeu et enfoncer un peu plus la carte du gros beauf. A vrai dire, il était aussi un peu amusé d’enfin pouvoir avoir ce genre de conversation avec son meilleur ami. Jusqu’ici les deux jeunes hommes étant bloqués quant à la vie amoureuse de l’Italien qui concernait une amie commune. Et donc sur laquelle ils plaisantaient peu. Tous les deux gênés du fait que Maven et Jaïna étaient proches. L’un ne voulant pas dire quoi que ce soit, car il trouvait ça malsain de parler de ses envies et même de ses expériences avec la blonde. Se refusant d’offrir la moindre image graphique à l’Amérindien. Ce avec quoi l’Amérindien était plus que d’accord, lui-même n’aurait pu les supporter. Voyant Jaïna comme une amie, et pas une amante potentielle.

Mais les boutades ne s’arrêtèrent pas. Et la conversation déviant sur leurs patronus respectifs, Darius laissa son ami lui répondre. Arquant un sourcil.

«
Une Mangouste sur un porte-clefs… Ecoute, je sais que chez vous, vous avez des relations bizarres à la nature, mais une mangouste… tu mélangerais pas avec les queues de raton-laveurs ? »

Un nouveau point sur lequel ils aimaient se charrier : leurs cultures respectives. Car les deux garçons avaient aussi en commun leur métissage. Provenant de deux ethnies bien différentes dans lesquels ils avaient en quelque sorte grandis. Maven durant son enfance dans la réserve. Darius toutes ses vacances et parfois quelques bouts d’années quand il étudiait à la maison avant d’aller à La Mandragore. Sa mère et lui ne parlaient qu’Italien entre eux d’ailleurs. Cette dernière faisant même semblant de ne pas l’entendre s’il venait à s’adresser à elle en anglais. Pire qu’un enfant parfois…

Puis il s’offusqua en claquant la langue sur son palais sur la suite de la phrase de son meilleur ami.

«
Ha oui ? Comme si je ne faisais pas de sport moi. Dois-je te rappeler qui t’a mis deux mètres dans le nez la dernière fois qu’on a fait la course ? »

Victoire dont il n’était pas peu fier. En effet, Darius savait tout de même qu’en règle générale le grand benêt était meilleur que lui dans toute discipline sportive que ce soit, du fait de cette énergie qu’il avait toujours à revendre. Chose qui manquait cruellement dernièrement au brun. Bouffé par ses insomnies à répétition. Encore une autre conséquence de sa relation avec Jaïna…

Il se mordit la lèvre. Ça devait suffire tout ça. Toute sa vie se retrouvait au ralenti pour… pour rien en plus ! Elle l’avait quitté. Se permettait de jouer avec son être tout entier ; corps et âme. De compter encore sur lui quand ça allait mal, et lui quand la triple buse qu’il était, il la laissait faire avant de se faire abandonner comme une vieille chaussette. T’es vraiment le pire des canards.

Maven avait raison sur ces mots. Darius s’était toujours mis en laisse pour sa belle. Ne sachant sur quel pied danser cette année. Critiquant sa manière d’agir un jour et décidant de s’en séparer pour au final abdiquer et retirer toutes ces bonnes résolutions au moindre de ses battements de cils.
Il eut un rictus triste en relevant les yeux vers son ami. Il se faisait avoir depuis bien trop longtemps pour laisser les choses continuer dans cette voie. Après tout, c’était sa propre vie. Les filles, il en verrait plus d’une. Ce n’était pas ça qui manquait sur Terre. Il n’allait pas commencer à s’empoisonner la vie et mettre son avenir entre parenthèses pour l’une d’entre elles. Même si c’était justement la fille.

Il n’était pas comme ça. Pas à attendre. Non, lui était un fonceur. Avait enfin sa porte de sortie qui s’était amenée dans une lettre. Il ne pouvait plus mettre sa vie en stand-by pour elle. Tout ça en plus pour qu’elle parte et le laisse seul. A quoi bon s’accrocher alors qu’en juillet prochain il ne la reverrait plus jamais. La décision était prise. Il devait s’en sortir. Affronter la dure vérité. Stopper tous ses espoirs. De toute façon, il n’avait pas d’importance pour elle. Alors pourquoi lui en donner autant ?

Même si son cœur se serra à sa première phrase. Il observa son ami pauser un instant. La brosse à dent en mains avant de le fixer dans le reflet du miroir. Sa mine surprise fut tellement honnête qu’elle tordit légèrement le ventre du brun. Oui visiblement, Maven avait compris la perche tendue, et la pris. Ce qui inquiéta tout d’abord Darius, sur ses réserves. Mais en remontant ses orbes pour observer ce reflet qu’il exécrait désormais, il eut un geste de négation de la tête. Avant de soupirer. Toute cette histoire devait finir, et vite.

«
Comment tu veux que je lui parle ?... elle est pire que de la fumée. Quand je suis là elle se barre direct. Je…  Je sais pas ce que j’ai fait encore, c’est ça le pire. Ça allait très bien dernièrement puis du jour au lendemain elle est partie. Pouf ! C’est comme si j’existais plus. »

Passant une main rageuse dans ses cheveux qu’il laissa retomber mollement le long de son flanc il se pencha au-dessus de l’évier. Se mordant les lèvres.

«
Je comprends pas… C’est comme au début de l’année. Et j’ai beau chercher je ne vois pas ce que j’ai fait. Dans les deux cas en plus. C’est tellement… blessant, pensa-t-il, mais ne pouvant s’y résoudre : frustrant ! Pourtant j’ai tout fait pour ne pas la « brusquer » ! »

Il fit une pause, le regard posé sur la porcelaine avant de fermer lentement les yeux. Son cœur tambourinait dans sa cage thoracique, mais pas de la bonne façon. Tout remontait. Cette ignorance. Cette souffrance de son absence. Qu’elle lui retire ce qui lui faisait du bien sans le moindre état d’âme. Sans la moindre explication. A croire qu’il ne méritait même ça. Pourtant il l’aimait. Et c’est qui le rendait le plus fou. Mais il sut qu’il n’avait aucun besoin d’expliciter cette part. Maven le savait très bien.
Finalement il détourna la tête vers le brun. Une question lui brûlant sur les lèvres. Il eut honte de lui, et de cette envie qu’il trouvait indélicate et irrespectueuse quant à la position de son ami, mais il n’en pouvait plus.

«
Est-ce que… elle t’a dit quelque chose.. ? »

S’imaginant milles fautes qu’il avait pu commettre. La culpabilité d’il ne savait quoi le hantant. Il voulait comprendre. Rien qu’un simple « elle ne t’aime plus » aurait suffi. Quoi que non, ça aurait bien témoigné qu’elle se jouait de lui. D’ailleurs c’était surement le cas. L’avait-elle au moins déjà aimé ? Il eut toute la peine du monde à cette question où la seule réponse qui lui apparaissait à l’esprit était la négation. Rebaissant la tête, abattu. Ses poings se refermant sur l’évier.

«
J’en ai marre. Je sais plus quoi faire, souffla-t-il. »









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02.06.18 13:10
Crache le morceauRius & Mav"Arrête de faire ton lourding. T'es plus mignon quand t'es malin." Jesper, Six of Crows (System Of A Down → Aerials)C'est là un des nombreux talents de Maven. Lui-même serait dire comment il fait, mais l'amérindien arrive à produire toutes sortes de bruits étranges, mixer certains sons et, visiblement, en produire qui ne vient même pas de cette planète. Secoué d'un rire inattendu, le jeune homme s'étouffa quelques instants avec sa propre salive, déclenchant une quinte de toux entre deux rires.

- Comment tu veux te noyer sous une douche, clampin ?

Tellement de surnoms mignons. Encore une fois, ils sortent un peu du néant, et changent bien souvent, mais ils reviennent régulièrement aux mêmes, dans une sorte de constante. De ce côté-là, comme tout ce qui a trait à amuser la galerie, Maven ne manque pas d'idées. Ce n'est plus une option depuis longtemps. En plus d'être un trait de caractère de sa personne, il a conscience que c'est aussi un peu une porte de sortie, c'est dernier temps, pour ceux qui l'entourent. Pour les deux qui semblent aller chaque jour au pilorie, qu'il s'efforce de faire rire un peu dans leur journée sombre. Un peu comme un but, qu'il s'st donné à lui-même, en attendant que soit Darius, soit jaïna daigne avoir suffisamment de courage pour se réveiller, et sortir l'autre de cette boucle sans fin.

Mais il ne souhaite pas s'immiscer plus que de raison dans leur relation intime. C'est son rôle, en tant que meilleur ami, ne tenter de les guider un peu. Mais ce n'est pas à lui de souder de nouveau leurs relations. Bien qu'il ait cru qu'ils avaient enfin réussi. C'est malheureux à dire, mais il est vrai que frôler la mort rapproche les gens. Quand le lion avait découvert Darius couvert de sang au petit matin, il avait été totalement terrifié. Le visage de son frère exprimé sans aucun doute la détresse la plus frappante qu'il n'avait jamais vue. L'amérindien avait sauté de son lit, plus réveillé que jamais, l'assommant de questions, cherchant frénétiquement une trace de blessure grave sur son ami.

Quand il a appris que jaïna avait manqué d'y passer, alors que lui été tout simplement en train de dormir, il a viré étrangement pâle, pour quelqu'un de sa carnation. Après avoir rapidement enfilé les premières fringues venuse, lui et Darius avaient été faire le pied de crue devant l'infirmerie, après avoir obligé l'italien à se changer et prendre une douche, se doutant que la vue du sang de celle qu'il aime sur ses mains, n'arrangerait rien. Maven lui avait tenté de paraître serein, mais il avait été bien trop calme, paralysé contrairement à l'accoutumer. Et dans ce malheur, les deux rouges avaient fini par se rapprocher. Quand le jeune Marresh à noter ce détail, il avait juste eu envie de les baffer. Fallait-il sincèrement que l'un des deux crèves pour que l'autre se rende compte de sa perte ?

Bande débiles C'est bien ce qu'il avait pensé. Ça lui avait lui-même fait peur, il doit l'admettre. Ce soir-là, baigné dans son ignorance, il aurait pu perdre ceux qu'il considère comme sa famille. Mais ça aurait aussi pu être Shazy, à la place de Jaïna. Quand il a laissé Darius seul au chevet de la jolie blonde à sa demande, et qu'il a croisé sa petite perle sur la route, se doutant que Maven n'allait pas bien, la rumeur se propageant déjà comme une trainé de poudre dans le château, l'Amérindien c'était simplement accroché à elle. Littéralement. Alors qu'il n'avait pas versé une larme, quand Darius lui-même s'effondrait devant lui, il n'avait pu se retenir plus longtemps au contact de sa petite perle.

Pris de cette frayeur, d'un seul coup, comme un puissant coup de poing s'abattant sur son estomac. Il était resté longtemps silencieux, immobile, au milieu du couloir, simplement berçait par le parfum et les caresses de Shazy, qui tentait de repousser cette peine imprévue. ça aurait dû le réveiller lui-même. La penser qu'il aurait pu perdre ceux qu'il aimait, qu'il aurait pu perdre la belle indienne, et pourtant... Pourtant il a juste resserré son étreinte, et la somme de ne pas sortir dans les couloirs la nuit. Comprenant son mouvement de paniquer, Shazy lui avait promis, et elle avait été là pour la suite. Parce que Darius et jaïna avaient été plus que ravagé par cette expérience, c'est Maven qui devait se montrer fort pour les trois.

Alors il a repris son rôle. Il a caché sa peine de voir celle qu'il considère comme sa jumelle, le dos mutilé, la douleur comme une ombre sur son visage, pour faire le clown. Pour leur faire oublier, pour rendre les choses un peu plus légères, brillante. Et ils se sont trouvé tous les deux également. Shazy avait fini par intégrer doucement leur petit cercle fermé, alors que lui-même se rapprochait enfin un peu plus de cet amour d'enfance, certains que d'ici peu, lui comme Darius trouverait enfin ce pour quoi ils ramaient tellement. Jusqu'à ce que de nouveau, la jeune femme, presque guérie, ne prenne la fuite. Et lui fasse promettre de garder son secret.

Dans ce propre foutoir dans sa tête, entre Jaïna et Darius, il n'avait même pas remarqué les regards de rapaces autour de celle qu'il considère déjà comme sienne, bien que rien ne lui en donne le droit.

-C'est Ma Shazy.

Comme une évidence. ça devrait répondre à toutes les questions que les autres se posent. Il grommèle quelque chose dans sa barbe du style "attend que je sorte le fusil pour leur plomber le cul aux loups, tu vas voir... alors qu'l reprend son décrassage intensif, soudain énervé. Ses sourcils, d'ordinaire si expressif de sa joie de vivre inépuisable, se froncent, alors qu'il fixe d'un œil mauvais le mur en face de lui, comme s'il tenait le principal coupable dans cette histoire. Il est drôle comme parfois les rôles peuvent s'inverser. inconsciemment, cette fois c'est Darius, qui sort Maven de ses pensées maussades, pour lui arracher un vague sourire.

-Tu veux de la glue alors ? Pour coller les morceaux !

Il aurait pu faire mieux, mais dans l'état actuel des choses, c'est déjà bien qu'il soit réussi à sortir une vanne, et non pas à laisser tomber la repartie dans l'eau. Mais Darius n'a pas épuisé ses réserves, quant à embêter son meilleur ami. Sa question arrache presque un hoquet d'indignation à l'amérindien qui fait surgir un doigt menaçant par-dessus sa porte, qu'il espère bien pointer en direction de l'Italien, et non vers un quelconque mur.

-Arrête tout de suite de parler de ses sous-vêtements, ou je te fait avaler du jus de veracrasse ! T'es qu'un pervers, Belby !

Loin d'être en colère envers son ami, ça l'avait plutôt pris de court. Lui-même n'avait jamais voulu s'étaler sur ce genre de chose entre Darius et jaïna, se sentant presque trop mal à l'aise déjà à l'époque, quand l'ambiance devenait un peu trop "hot", entre ses deux amis. Il doit admettre, qu'il lui est arrivé des matins, de tomber, étrangement, sur des sous-vêtementsféminins, non loin du lit de Darius. Visiblement bien trop perdu dans cet élan. Et loin d'être un moine, il avait quand même eu une folle envie de se laver les rétines avec du savon, ne souhaitant pas savoir ce que sa meilleure amie cachait sous son uniforme. Ce serait comme de savoir si sa sœur porte des strings ou des culottes. Trop malsain.

Partant sur un sujet beaucoup moins étrange, si l'on veut, Maven traita tout simplement la patronus de Darius de porte-clés. Un lourd, est imposant porte-clés, certes, mais quand même. Sortant de sa cabine de douche enfin habillé, il jeta un coup d'œil à son ami, faussement outragé de ce qu'il venait de balancer.

-On appelle ça du racisme déguisé, ce que tu viens de balancer, bouffeur de pâtes. Notre relation avec la nature est ancestrale, pas bizarre. Et puis ce n'est pas si étrange ! Tu n'as qu'à prendre seulement une queue de mangouste ! Et ça te fait ton porte-clés. Un peu plumeau sur les bords en plus. Double option.

Maven, le génie des nouvelles inventions. Leurs blagues n'a définitivement aucune limite. Et c'est sans doute ce qu'il y a de plus cool, dans leurs relations, et ce qui exaspère les gens qui l'entourent, mais qui les font quand même rire. Celui qui dira le contraire sera un menteur. L'amérindien fit une légère grimace quand Darius lui balança au visage sa récente victoire, qu'il ne cesse de remettre sur le tapis, comme le mal élevé qu'il est.

-C'est mal de se vanter, visage pâle ! Pour une fois que tu gagnes, pas de quoi te pâme, espèce de paon va. Tu patronus s'est trompé, mon foie. Et puis j'étais fatigué ce jour-là, limite malade.

Conneries. Certes, ce matin-là il n'avait eu aucune envie de ce lever, comme quasiment tous les matins, et il ne sait pas trop ce qui lui était arrivé, mais une fois leur course finie, lui bien derrière l'Italien, il c'était simplement écroulé sur le sol, soufflant comme un bœuf. Peut-être avait-il trop mangé de fondant au caramel la veille sa gourmandise le perdra. Mais on ne peut pas être bon tous les jours !

Malgré l'ambiance plus ou moins légère entre les deux jeunes hommes, il y a toujours cette ombre, pas loin de Darius, qui finit par l'envelopper, à l'emmener ailleurs. Ne souhaitant pas forcer une confidence dont l'Italien n'est pas friand, Maven lui laissa l'espace qu'il souhaitait pour se plonger dans ses pensées, alors qu'il aller se brosser les dents. Mais par un quelconque miracle, c'est le jeune Belby qui décida d'ouvrir le bal, en lui accordant enfin une confiance peut disposer sur certain sujet. Sur un, sujet. Dérouté, l'amérindien a longtemps fixé son ami, comme s'il lui semblait avoir rêvé ce qu'il lui avait dit, avant de lui répondre avec un sérieux que peu de personnes lui connaissent.

Mais la réponse à sa question, c'est comme du plomb qui tombe directement dans son estomac. Parce que lui sait pourquoi, du moins en partie, Jaïna a pris le fuite. Et à cet instant précis, lui-même a qu'une envie, c'est de prendre ses jambes à son cou. Cette sensation désagréable de trahison lui brûle le thorax. Soit il en trahit un, pour lui avoir caché ce qu'il sait. Soit il trahit l'autre, pour vendre son secret.

Le fait que Darius puisse se sentir responsable de cette distance, même si involontairement c'est un peu le cas, assèche la gorge de Maven et grossit un peu plus sa culpabilité, alors qu'il fuit soudain ce regard et déposa sa brosse à dents proche de son lavabo. Comme un gamin prit en faute, il le laisse parler, sortir en flot ce qui le ronge tellement à longueur de journée, et qui semble un peu plus ensevelir l'amérindien. Les derniers mots de son ami, presque semblable à un murmure finirent par l'abattre. Le lion ferma un instant les yeux, avant de prendre encore quelques secondes pour parler, presque aussi fort que Darius. Comme si c'était un secret bien trop honteux pour être dit de vive voix.

-ce n'est pas... Ce n'est pas ta faute. T'as rien fait de travers, et tu ne l'as forcée en rien, c'est juste....

Le reste semble coincé dans sa gorge, et il regrette presque de ne pas avoir suggéré de faire un serment inviolable dans la seconde. Parce qu'il a peur des conséquences sur Darius, mais également sur les relations avec ses amis. Certes, ils comprendront à un moment, pourquoi Maven est resté muet un moment, et pourquoi enfin il a avoué. Mais peut-être que l'un comme l'autre pourront décider de faire une croix sur l'Amérindien durant un temps. Soupirant à nouveau, il finit par lever le regard vers Darius, cette lueur de regret et de culpabilité brillant dans ses yeux.

- Son père à finit par arranger un mariage entre elle et son cousin... Je suis vraiment désolé Darius. Je voulais te le dire, j'te le jure. Je lui ai dit que tu pouvais l'aider, mais elle m'a fait promettre de ne rien te dire....

Abattu, le lion pris appuie sur son lavabo, la tête base, le visage caché par les rideaux dans ses cheveux, comme si le monde venait de s'abattre sur lui, le courage de le fuir, ne pouvant voir l'expression qu'afficherait son meilleur ami.

- Je ne savais pas qu'elle te repousserait de cette façon... Je lui ai demandé tout t'avouer, elle m'a dit qu'elle le ferait, mais elle m'évite comme la peste depuis... .
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Maven Marresh
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04.06.18 21:25

ft. Maven Marresh

"Et t’as mis deux mois pour me le dire..?"


La toux du jeune Amérindien ne donna que plus raison à Darius qui ne put s’empêcher de sourire avec sarcasme. Se mordant la langue en tentant de réprimer son rire qui finalement s’évada de sa gorge.

«
Mais quelle crédibilité tu espères avoir franchement ? le railla l’italien. »

Balançant sa tête de droite à gauche avec un soupir faussement exaspéré. Ne pouvant retirer l’étirement de ses lèvres de son visage. Perdant un peu son amertume dans le pétillement que provoquait cet ami chez lui.

Il remonta lentement les yeux vers les parois de la cabine qui les séparait. Le regard certainement un poil mélancolique en repensant à cette amitié surprenante qu’ils partageaient tous les deux. Complètement différents mais sachant chacun compenser le caractère de l’autre. Maven, par exemple, savait réveiller Darius. Le bouger aussi et lui donner ces sourires et périodes de joies stupides qui allégeaient le cœur du brun depuis des années. Tout comme Darius savait responsabiliser l’Amérindien. Le refreiner par moments quand il pensait qu’il en était nécessaire. Tous deux considérant véritablement l’avis de l’autre.

Les deux garçons s’étaient rencontrés lors de leur première année où ils partageaient déjà le même dortoir. S’alliant avec le temps dans une sorte de coup de foudre amical, décidant de ne plus se quitter dès lors. Ils étaient devenus, l’un aux côtés de l’autre, de jeunes hommes au fil du temps. Compagnons des diverses épreuves de la vie qu’on rencontrait à ces périodes : puberté, premières attirances, études, stress de examens, premières beuverie, et ils en passaient bien d’autres.

A vrai dire, ce qui avait été le plus surprenant était la facilité avec laquelle l’Italien avait baissé tous remparts face à ce camarade pour qui – et il n’avait su pourquoi – il avait développé rapidement une confiance infaillible. S’attardant toujours sur divers sujets à écouter son avis – même si la plupart du temps il faisait semblant de s’en moquer. Au fond il aimait toujours connaitre les opinions de ce frère de cœur. Eprouvant un attachement à cet être solaire qui était très vite devenu son partenaire de chaque jour. Fourré avec lui quotidiennement. Bien que leurs aspirations prenant des chemins éloignés, sans réussir à les séparer. Darius tenait à conserver ce lien avec la même adoration qu’il était capable de porter pour ceux qui l’enchainaient à la femme qui avait volée son cœur. Se voyant dénaturé si l’on venait à lui retirer. Peut-être même le serait-il plus que cette perdition à laquelle il était confronté depuis sa rupture.

C’est alors que le Latin repensa à l’opportunité africaine qui s’était proposée à lui. Fermant lentement les yeux. Il savait qu’il devait s’éloigner pour oublier Jaïna, et avait eu pour idée première de voyager à travers le monde. Avec pour seul but de faire assez de kilomètres pour perdre derrière lui ses souvenirs et bagages de sentiments qui l’épuisaient tant. Mais maintenant qu’un vrai choix d’avenir venait se dessinait sous nez, il commençait à angoisser. Observant la réalité des choses sous un œil nouveau. Et considérant soudainement cet éloignement qui en découlerait avec l’Amérindien.

L’idée qu’il ne fasse plus parti du paysage quotidien lui serrant le cœur aussitôt. Il savait dès le départ que s’il acceptait, il allait se sentir véritablement seul, mais sans Maven… les choses allaient clairement devenir plus difficiles. Habitué à voir ce sourire stupide et cet air benêt toute la journée. Le seul capable de lui arracher des moments sincères de joie, à l’en faire pleurer de rire par moments. Ils avaient à force du temps fondé leurs habitudes ensemble. Darius se trouvant même au fil des années habitué à s’endormir avec en bruit de fond les ronflements de son ami. Toutes ces choses chez son meilleur ami qui en sa présence lui donnait cette étrange impression d’être à la maison en quelque sorte.

Sa gorge se noua violemment. S’asséchant avec cette impression qu’il allait vomir d’un moment à un autre. Cette absence en plus, il n’était pas prêt à la supporter. Déjà qu’il l’avait ressentie cet été. Mélangée au manque de sa blonde. Les deux figures de son quotidien n’ayant pas été à ses côtés de toute la saison estivale à cause ironiquement de ses propres choix à lui – qu’il avait vite regrettés, mais s’était restreint de l’énoncer par fierté. Se rappelant de lui quelques mois plus tôt, au fond des forêts tropicales de Thaïlande, trouvant diverses conneries à faire, prêt à se tourner pour interpeler l’Amérindien pour lui soumettre ses idées. Mais se confrontant au final juste face au visage de son cousin un peu perplexe face à son attitude.
Le Belby le savait, Maven et lui avaient créé une telle complicité, fondant leurs souvenirs ensemble, acquérant les mêmes références et délires, qu’ils en faisaient une part intégrante de sa vie. Et s’en éloigner serait tout aussi difficile que la distance qu’il s’imposerait de son ex-petite-amie – si ce n’était plus.

Ses épaules s’alourdissant toujours un peu plus face à cette vérité déchirante. Mais il n’avait pas le choix. Même pour ses ambitions professionnelles. Il hésita un instant à en parler à son meilleur ami, l’idée lui traversant l’esprit de proposer à ce camarade de l’accompagner. Pourtant, il ne pouvait pas. Le lien de l’Amérindien avec l’Ecossaise l’aurait surement gardé d’une quelconque façon attaché à elle. Les deux allaient surement garder contact après l’école, ce que voulait clairement fuir Darius. De plus, il ne pouvait proposer un tel éloignement du Royaume-Uni au grand brun.

Après tout, beaucoup de choses rattachaient son ami ici. Sa famille dans un premier temps, puis dernièrement l’arrivée de Shazy qui perturbait beaucoup l’Amérindien. Il se voyait mal lui demander de l’accompagner alors que pour le batteur cela aurait supposé l’éloigner de ce qui le rendait véritablement heureux. De plus, Darius devait assumer seul ses choix. Même si le prix à payer serait un sentiment de solitude extrêmement dur à porter. Il devait se déraciner complètement. Délaisser la blonde et ses chaines qui lui brûlaient chaque jour les poignets.

L’air un peu maussade s’intensifiant un peu plus quand il entendit cet ami souligner l’appartenance qu’il considérait pour la nouvelle venue à son propre être. Non, en effet, il ne pouvait pas lui retirer ce bonheur…
Il sourit tristement, n’ayant pour seul gout que de lui répondre un « Hum » à moitié étouffé par les bruits de l’eau coulant dans la cabine de Maven. Perdant même l’envie de revenir à la charge pour secouer ce dernier de passer  à la vitesse supérieure avec son amoureuse de toujours. De toute manière, il avait encore le temps pour confronter cet idiot et le pousser à faire avancer les choses. En plus, il imaginait mal la petite brunette partir avec un autre type que son meilleur ami tant ses yeux miroitaient la même adoration que lui portait l’Amérindien lorsqu’elle posait son regard sur ce dernier.

Les entrailles se tordant de cette légère jalousie qu’il avait en les voyant. Enfonçant sous ce spectacle un peu plus le clou dans cette plaie causée par la blonde qu’on lui avait retirée injustement. Mais en parallèle si heureux pour son ami qui avait enfin retrouvé ce fantôme de son passé. Cette femme qui rendrait à ses yeux bien fades toutes celles qu’il avait côtoyées avant. Le regard longeant le plafond avec lenteur. Pouvait-on ressentir ça plusieurs fois ? Il l’espéra muettement de toute son âme.
Perdu un peu dans ses pensées il ne perçut pas Maven bougonner. Et se laissa distraire un instant.

Après tout, il devait aussi voir les choses sous un autre angle. S’il venait à partir, il passerait un an dans la plus ancienne et respectée des écoles de magie du Monde. Qui était par ailleurs une école qui le fascinait entièrement, ayant un rapport à la magie bien moins superficiel que celui exercé par les Européens. Ce qui, bien entendu ne manquait pas d’enthousiasmer le jeune brun – lassé de cet apprentissage trop théorique donné à La Mandragore. De plus, cette expérience lui permettrait de découvrir correctement la culture et les paysages Ougandais, de rencontrer des élèves venus de tous les horizons de l’Afrique - et peut-être avec un peu de chance, de pouvoir se permettre quelques road trip à droite et à gauche.
De plus le jeune homme reviendrait suite à cette expérience plus puissant. Et pourrait s’épanouir dans un travail qui attirait son intérêt depuis un moment. Ainsi, il reprendrait le cours de sa vie, paisible et détaché du poison de cette rupture. Un voyage véritablement libérateur en somme. Et au final, seulement un au revoir en globalité – et un adieu pour elle.

L’image de cet avenir ne lui déplut nullement. Essayant de se raccrocher comme il le pouvait à cette vision pour relativiser. Alléger un peu ses peines et apercevoir le bout du tunnel. Son âme bien moins assombrie qui se laissa, dans cet état d’esprit un peu plus positif, happer par leurs boutades incessantes que lui relança son ami. Auxquelles il répondit avec la même taquinerie.

«
Non merci, t’en as déjà bien assez besoin pour tes fesses après hier soir. »

Sale. Mais qui eut au moins l’effet de lui ramener un vif sourire, partagé certainement par son ami derrière la cabine mais dont il ne pouvait admirer le faciès – à regrets. Souvent il se délectait des réactions de son meilleur ami. Parfois même c’étaient elles qui causaient le plus sa joie que ce que Maven disait réellement.

Darius avait même réussi à voler à son ex-petite-amie une photo de lui et son meilleur ami. Sur laquelle on apercevait plus exactement l’Italien fondant en rire devant la mine surprise de son meilleur ami, surement justement pendant l’une de leurs séances de vacheries aux propos à tendance homosexuelle. Photo qu’il affectionnait particulièrement par son caractère si honnête qui relayait bien toute la nature étrange mais tellement sincère qui liait les garçons. Pour une fois que la manie de Jaïna à prendre tout en photo pouvait lui servir. Au moins, il aurait un souvenir à apporter avec lui en Afrique.

Le sourire à nouveau aux lèvres, il ne le laissa aucunement s’évanouir quand il perçut son ami s’offusquer. Observant sa main se dresser par-dessus les parois de la cabine pour menacer du doigt un mur quelconque – et innocent -, ce qui lui arracha de nouveaux quelques larmes de joie. Merlin qu’il était bête !
Il n’arriva même pas à retrouver un peu de sérieux pour pouvoir lui répondre. Pris de cours par la bêtise de son meilleur ami.

Et ne parvint à se calmer difficilement que peu avant que ce dernier ne finisse de s’habiller. Soit, bien trop tard pour qu’il puisse ajouter quoi que ce soit. Puis, à vrai dire, il n’avait aucune idée de quelle idiotie il aurait pu lui lancer à la figure.
Au fond, Darius aimait bien Shazy en plus. Et n’avait aucune envie d’imaginer la jeune femme en petite tenue. Portant bien trop de respect pour elle mais surtout pour son meilleur ami pour se permettre ce genre de pensées lubriques à l’égard de la jeune femme. Maven devait aussi en faire assez pour eux-deux.

La conversation déboucha finalement sur leurs animaux totems respectifs qu’ils mélangèrent à leurs deux cultures générales. Conversation qu’au départ tint le garçon mais qui sembla s’effacer une fois qu’il aperçut son reflet dans les miroirs au-dessus des lavabos. Ecoutant que vaguement les paroles de son ami derrière lui qui semblèrent venir d’un autre monde.

Arraché à la réalité de l’instant pour une autre qui sévissait depuis bien trop longtemps. Tout son physique avait fini par refléter son état mental. Sur l’instant il ne comprit pas comment il arrivait à berner encore les gens avec quelques sourires pour leur faire croire que tout allait.
Ses yeux cernés semblaient si lourds qu’ils lui donnaient dix ans de plus. L’air complètement fatigué, son teint hâlé de plus palissant maladivement. Même avec la grippe en temps normal il aurait eu meilleure mine. Il avait minci aussi, ne trouvant plus l’appétit dernièrement. Surement était-il parti en vacances avec son sommeil.

Et ses cheveux qui semblaient voir eux aussi perdu tout espoir pour sa cause. Ce qu’il se passait en ce moment l’anéantissait complètement. Entre la rupture, la nuit d’horreur, le retour de la blonde dans sa vie qui ne fut que d’une courte durée, le jeune homme finissait par se lasser de sa propre existence. Perdant le gout de beaucoup de choses. S’évadant parfois dans des projets d’avenir sur lesquels il n’osait pas encore se positionner – la tête ayant toujours une pensée à un retour potentiel de la blonde vers lui. Que de belles illusions, ironisa-t-il mentalement. Il devait arrêter ce massacre.

Se reprendre en main. Même s’il avait perdu beaucoup de confiance en lui – n’ayant pas été traité comme un vrai être humain avec le respect qu’il s’en suivait par l’une des personnes qu’il chérissait le plus au monde. Il ne pouvait plus être cette ombre de lui-même. Lui-même finissait par étouffer seul avec lui-même. Profondément esseulé dès qu’on venait le laisser se perdre dans ses pensées. Cet orage émotionnel ne le quittant jamais très longtemps, tapi au fond de son inconscient, prêt à bondir dès qu’il en avait l’occasion.
Il en finissait par lui-même gâcher cette année aussi pour ceux autour de lui qui finissaient pas s’inquiéter. Mave, Skye, et tous les autres. Personne n’avait d’intérêt de converser avec lui finalement, se convint-il.

Il se faisait lui-même pitié. Le cœur encore déchiré pourtant par l’absence de cette femme en laquelle il avait eu tant confiance. Il en était même tombé amoureux. Et qui semblait simplement se servir de lui. Incapable de dire non face à elle. Toujours pris par cet espoir fou qu’elle lui donnerait à nouveau sa chance.
Son regard brun baissant lentement vers la porcelaine de l’évier. Il avait fini par devenir comme tous ces types qu’il méprisait de s’être fait berner par Jaïna Macleòid. Réduit simplement à dire amen à chacun de ses souhaits. En fait, et c’était ça le pire, le jeune homme avait finalement fini par ne plus se respecter.

Se laissant gagner par des culpabilités par la suite qui n’avait ni queue ni tête. Même lui s’il avait pu sauver sa raison, il aurait compris que le problème n’était pas de son côté. Il s’était montré adorable, prenant sur lui autant qu’il le pouvait. La protégeant à la hauteur de ses moyens. En venant même à la bercer toute la nuit s’il le fallait.
Le laissant dans son départ en tête à tête avec sa peine et ses souffrances devenues bien trop grandes. Cumulant les deux fois où il n’avait pas été pris en considération par cette lionne. Etouffant comme il le pouvait dans son incompréhension. Il regretta le temps où il avait encore assez foi en lui pour repousser ceux qui ne lui apportaient rien de positif, ayant même l’impression d’avoir été un tout autre homme sur le moment.

Mais il savait aussi que dans ce schéma amoureux chaotique, avait beaucoup pesé contre sa propre guérison la constante présence de la jeune femme. Le fait qu’ils se côtoient quotidiennement. Mais aussi son attaque. Ayant cru la perdre pour toujours, sous ses yeux. Une détresse intense qu’il n’avait su digérer, même encore se refusant d’y repenser. Les traces mentales qu’il refoulait de cette affreuse nuit venant se glisser et s’additionner à ses séquelles émotionnelles. Toutes de choses qu’il n’avait pu digérer.

Le cœur lourd. Le dégout de lui-même et de ce reflet qu’il exécrait lui prenant la gorge, il relâcha tout ce qu’il avait sur le cœur à son meilleur ami – oreille attentive. Ou du moins, se limita à ce qu’il avait pu analyser dans ce bordel sentimental. N’observant pas la réaction de son frère. Il ne pouvait décemment plus remonter les yeux pour voir cette image qu’il abordait aux yeux de tous chaque jour. La honte aussi le prenant de court pour avoir demander à son ami de trahir sa coéquipière. Cette espèce de jumelle de Quidditch avec laquelle il avait de forts liens d’amitié – qu’il arrivait à Darius de jalouser depuis Septembre.

Et ne put lors des premiers murmures de Maven empêcher son cœur de s’alourdir. Il eut peur que l’Amérindien le prenne en pitié. Lui dévoile les secrets de Jaïna pour cette raison. Et remonta aussitôt les yeux face à ce dernier qui usait d’une voix aussi éraillée que la sienne. Alerté par ce ton qui lui serra le cœur. Prêt à dire cet ami de se taire. Il ne voulait pas le forcer. Pas qu’on vienne à lui expliquer si c’était pour faire plaisir à la loque qu’il était. Respectant bien trop aussi cette amitié entre la blonde et lui. Maven n’avait pas à être au milieu. Il n’avait pas à se sacrifier.

Mais rencontra le regard du jeune rouge et or, se perdant au creux de ce dernier qui l’angoissa soudainement. A demi-peiné et coupable. Comme s’il redoutait quelque chose qui lui procura tout de suite la même sensation qu’un coup violent dans l’estomac. Comme si on venait de lui asséner un bon crochet bien placé dans au milieu du ventre. Lui coupant le souffle. Incapable de parler subitement. Et accueillant la nouvelle qu’il aurait surement préféré ne jamais savoir. Le ciel lui tombant sur la tête avec violence. Les sueurs froides traversant son corps tandis que sa tête se mit à bourdonner.

Ses yeux quittèrent son ami pour longer le meuble face à lui dans une lenteur infinie, sans véritablement regarder ce dernier. Incapable d’être plus rapide tant il était abasourdi par la nouvelle. Un mariage ? Elle… elle allait se marier ?
L’impression que tout un pan de sa vie venait de s’écrouler sous ses pieds. Sa respiration se fit plus courte, le forçant à inspirer un grand coup. Il recula lentement vers le milieu de la pièce, se tournant pour faire dos à son ami. L’envie de s’exiler montant progressivement en lui. La nouvelle ne passait vraiment pas.

Surtout, il ne comprenait pas. Comment pouvait-on lui avoir caché ça ? La sensation d’avoir été pris pour un idiot le dévorant de l’intérieur. Elle l’avait quitté parce qu’elle allait se marier… Wow. Et pourtant elle s’était quand même permise revenir de temps à autres le voir. Ils avaient même couchés ensemble. Cette dernière pensée l’effrayant. Qu’est-ce que ça faisait de lui ? Son amant ?
N’observant pas la nouvelle avec le caractère forcé. Pour lui c’était impossible. On ne pouvait plus à leur époque forcer les gens. Surtout que Jaïna ne se serait jamais laissée enraciner chez elle comme ça. Elle avait bien trop d’ambition pour être fermière sans se rebeller si vraiment rien ne l’attachait. Rêvé tant de nouvelles destinations – découvrir le monde comme lui - que ça lui parut complètement impensable.

Toutes ses entrailles nouées, il se massa les yeux. Remontant ensuite les doigts le long ses trempes pour tirer finalement ses cheveux en arrière. Il tenta sans y arriver de reprendre un peu contenance.

«
C’est pas vrai… souffla-t-il. »

La colère sur le coup montant un peu. Mêlée à l’incompréhension totale de l’affaire. Comment c’était possible qu’elle se marie ? Elle venait à peine d’avoir dix-sept ans merde ! Le regard dans le vide en cherchant le moindre indice lors de ses dernières vacances chez elle cet été. La douche froide qui le prit de court sur le coup.
Et dire qu’il était là-bas mi-Juillet. Il avait rencontré, mangé, vécu avec le père et ses frères. Ils avaient tous discuté ensemble. Et il semblait s’être fait accepté – du moins, il n’avait pas noté d’aversion particulière à son encontre. Comment est-ce que deux mois après elle pouvait se retrouver fiancée ? Et si… à ce moment-là ils savaient déjà tous ? L’impression d’avoir été pris pour le pire des idiots le tenaillant au creux de l’estomac.

«
Comment est-ce qu’elle a pu me cacher ça ? Je… Merde quoi ! Elle va se marier, elle me jette, elle… Pourquoi elle me l’a pas dit ? cracha-t-il plus pour lui-même que pour Maven. »

Mais la réponse sur l’instant lui parut évidente : parce qu’elle s’en moquait qu’il sache. Surement que pour elle ça ne le regardait même pas. Se trompant complètement quant à la vraie raison pour le coup en partant du principe que si Maven le savait, c’est qu’elle l’avait considéré, lui.

L’envie de vomir le reprenant aussitôt. Alors qu’il commençait à réfléchir de plus en plus. Cherchant à comprendre vraiment pourquoi on l’avait écarté ainsi du secret. Rien que l’idée de ce mariage lui paraissait absurde. Complètement impensable. Et à son cousin, qui plus est. Cette dernière pensée l’étrangla aussitôt. Lui aussi il avait dû le croiser là-bas durant l’été. Putain, il avait dû l’air d’être bien con. Il remit subitement tout en question.
Autant elle, leur relation passée, que lui-même, et ce qu’il représentait vraiment aux yeux de tous.

«
Elle est revenue me voir. Elle m’a demandé de faire ses pansements, de dormir avec moi, énuméra-t-il d’une voix tremblante. On couchait même encore ensemble au début de l’année ! s’emporta-t-il avant de tenter de se raisonner. Pausant le temps de quelques secondes. Il expira lourdement. Et pendant ce temps elle était fiancée... Et elle voulait pas me le dire…! »

Tirant toujours un peu plus sur ses cheveux. Vraiment elle ne le considérait pas. Il n’avait pas à savoir, c’était ça ? Pas son mot à dire ! Rien. Lui il avait juste le rôle du réconfort facile qu’elle venait chercher quand elle avait besoin d’un glandu à ses pieds. Le dégout le récupérant aussitôt. Et dire qu’il espérait qu’elle revienne en plus. L’ironie lui enfonçant encore un peu plus ce poignard dans le cœur.

«
Merde je suis quoi moi ? Le putain de jouet ? »

Ne voyant pas ce qui se cachait véritablement derrière tout ça. Complètement abasourdi par ce détail qu’on ne lui avait pas révélé. Pesant tout ce qu’il pouvait invoquer. Dont l’idée qu’un autre puisse la toucher… Le rendant malade automatiquement. Quoi que,… comment il pouvait en avoir la certitude qu’il ne l’avait pas déjà fait ? Il s’appuya contre le mur adjacent aux lavabos. Cherchant à calmer les vertiges qui le prirent. Le manque de sommeil se faisant ressentir à cet instant, l’empêchant de luter physiquement alors que tout s’effondrait à l’intérieur de lui. La tête baissée, cachée derrière ses quelques mèches qui coulèrent mollement dans le vide.

Prostré, il garda le silence encore un peu de temps. Récupérant comme il put sa respiration, son calme, et surtout sa raison. Perçant finalement au milieu de ce mélange néfaste. S’y tenant comme il put. La colère commençant enfin à devenir de plus en plus sourde au fond de lui. Il redressa la tête. Dardant son regard sur le dos de Maven.

«
Depuis quand ? »

Sa voix qui sembla trancher dans la lourde atmosphère qui s’était abattue dans la pièce. Il ne lâcha pas du regard son meilleur ami. Ne cachant pas le reproche qui allait venir. Et n’eut aucune culpabilité sur l’instant.

«
Depuis quand tu le sais ? l’interroga-t-il plus précisément ; même s’il se doutait que l’Amérindien avait très bien compris ce qu’il cherchait à savoir dès la première fois. »









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13.07.18 20:14
Crache le morceauRius & Mav"Arrête de faire ton lourding. T'es plus mignon quand t'es malin." Jesper, Six of Crows (System Of A Down → Aerials)Le calme avant la tempête. Voilà la réflexion qui ampli la tête de l'amérindien comme un avertissement. Il connaît beaucoup trop son frère pour savoir que ce silence n'a rien de bon. Et il savait déjà que l'italien réagirait mal au moment où jaïna s'est confiant à lui, faisant bondir l'Amérindien sur ses pieds, haïssant d'un seul coup leur lien. Bon sang, comment était-il censé garder ce secret sans perdre sa tête au passage ?! C'était un peu cruel de la part de la lionne de partager un tel fardeau avec lui, mais il avait accepté son serment, bien qu'il lui soufflât régulièrement de le mettre au courant, avant que ça ne leur tombe dessus. Mais aussi bornée qu'une mule, elle n'avait fait que persifler qu'elle n'avait pas besoin de lui.

Darius ne fait pas réellement peur à Maven. Il se sent juste coupable de lui avoir caché ce genre de chose, mais que pouvait-il faire d'autre ?! Ce n'était pas à lui de balancer ce genre de chose ! Voulant ce faire petit et se cacher six pieds sous terre comme une autruche, alors que Darius laisse échapper quelques mots.

-Je suis désolé, Darius. Mais je lui ai promis que la laisser te l'annoncer elle-même….

Bien qu'une petite voix dans sa tête lui ait soufflé qu'il en aurait bien pour trente ans avant qu'elle ne se décide, et qu'elle serait probablement mariée d'ici là. Bien que lui-même n'ait pas laissé sa meilleure amie ce marier pour faire plaisir à son cinglé de père. Quitte à la balancer sur sa moto et bousiller toute la cérémonie. Quand il avait imaginé la cérémonie autrefois, ça l'avait fait rire. Mais pour le moment il n'a aucune envie de rire. Les questions de Darius résonnent dans le vide, et Maven se retient de lui répondre qu'elle n'avait rien dit probablement à cause la réaction qu'il a présent. Parce que dans la tête de l'Italien, résonnait seulement le mot mariage. Et pas qu'elle n'en avait aucune envie, et qu'elle avait besoin d'aide mais que baignée dans sa fierté, elle ne souhaitait en demander.

Mais le souligner remettrais simplement de l'huile sur le feu, et cette fois, il comptait bien laisser la blonde se débrouiller dans ses explications, chacun son tour de se faire engueuler ! C'est le rôle des amis de se prendre des coups pour défendre les autres, mais il ne risquera pas de perdre l'un, pour défendre l'autre. Prostré dans son coin, l'Amérindien croisa ses bras et détourna le regard, les lèvres pincés, laissant Darius se défouler tout seul, mangeant les remarques en silence. Mais le silence n'est pas l'ami de Maven, le lion soupira une seconde fois, le regard braquée sur le sol, avant de répondre à ses questions, pas forcément posé à lui-même.

- Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas te le dire…. Elle ne savait juste pas comment !  Tu sais bien qu'elle n'a aucunement envie. Ja' n'est juste pas du genre à demander de l'aide.

Même si lui-même n'avait pas compris le manège de la lionne. Quand elle était revenue avec Darius après son agression, il avait cru qu'ils c'étaient réconcilié, il en avait même félicité son amie… Mais visiblement, il avait eu tort. Quand l'amérindien a compris qu'elle prenait de nouveau la fuite, il lui avait demandé ce qui clochait chez elle… Après s'être fait rembarrer sans délicatesse, il lui avait souligné que puisqu'elle ne savait pas ou mettre les pieds, elle devait avouer la vérité à Darius sur ses fiançailles arrangées, où lui-même s'en chargerait. Les choses sont devenus un peu tendu entre tout le mondes après ça.

En revanche, il n'avait pas de réponse pour sa dernière question. Il ne pouvait pas deviner ce que le jeune Belby était pour jaïna, mais il se doutait bien qu'il n'avait pas simplement la place d'un jouet. Pourtant, sa bouche resta close, puisqu'il savait bien que quoiqu'il dirait, ça ne franchirait jamais le cerveau de l'italien. Peut-être même que cela l'énerverait plus encore. Ses yeux ce ferment quand son frère lui demande depuis quand il partage ce secret. Il n'a pas besoin de le regarder pour savoir que s'il pouvait le tuer d'un seul regard, il ne respirerait déjà plus. L'amérindien contracta la mâchoire quelque seconde, se donnant la force d'affronter sa colère, plongeant finalement ces yeux sombres dans ceux colériques de son ami de longue date. Sa colère, les reproches qu'il pouvait y lire lui faisaient de la peine, mais il se força de comprendre sa réaction.

-Depuis plusieurs mois… Elle me l'a dit peu de temps après la rentrée…

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Maven Marresh
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